11 septembre : le journalisme entre autocensure et devoir d’information

Aymeric_Chauprade

 di Aymeric Chauprade

traduzione in calce di Giuseppe Germinario

Publié le 3 septembre 2012 par Aymeric Chauprade

2

Il y a un an, à l’occasion du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, l’Hebdo a pour la première fois et de belle manière expliqué en quoi il était sain et légitime de remettre en question la version officielle des ces événements dramatiques (lien).

Avec pour titre « Dix ans de mensonge ? », le journaliste Patrick Vallélian donne largement la parole dans son article à l’historien suisse Daniele Ganser, professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Bâle. Tout y passe : l’effondrement inexpliqué du 3ème gratte-ciel haut de 180 m (le saviez-vous ?), délits d’initiés dans les jours qui ont précédé, administration Bush avertie au mois de juin 2001, la « Commission des omissions », Ben Laden et la CIA, etc.

24 Heures, également, a rendu compte pour la première fois (enfin !) du mouvement de contestation, en Suisse comme aux États-Unis et ailleurs dans le Monde (lien). Pour avoir rencontré dans les jours qui ont précédé l’auteur de l’article, le journaliste Bernard Bridel, le sousigné se rappelle lui avoir recommandé de rentrer en contact avec un géopoliticien français de renommée internationale, Aymeric Chauprade. Ce docteur en science politique de la Sorbonne, enseignant dans les plus prestigieuses écoles militaires françaises (le Collège interarmées de défense, p.ex.), à l’Université de Neuchâtel et ailleurs, verra ses activités professorales stopées nettes en France par son ministre de tutelle en 2009 pour avoir abordé de manière extensive dans son dernier ouvrage « le sujet qui fâche » : les questionnements sur la version officielle du 11 septembre.

Qu’était-il advenu de cette possible interview ? Puisqu’elle n’était pas parue, elle devait logiquement ne pas avoir eu lieu ! Nenni ma fois ! Elle avait tout simplement été jetée à la poubelle(*). Lisons-la et que vive la liberté d’expression !

(*) Elle est parue sur le site de l’association française ReOpen911.info un mois plus tard. Merci à eux !

Source : http://rigolay.blog.24heures.ch

« Questions à propos de la théorie du complot appliquée au 11-Septembre »

1)  Dès le lendemain des attentats du 11-Septembre, des voix se sont élevées pour démentir la version officielle et parler de complot. Cela vous a-t-il surpris ?

J’ai toujours travaillé en combinant géopolitique et histoire du renseignement. Ce qui s’est passé en 2001, et les guerres qui ont suivi, a stimulé l’intuition que j’avais d’un « Etat profond » lové à l’intérieur de l’Etat officiel américain et de son appareil sécuritaire, créé à la faveur de la lutte contre l’URSS (dont découle l’alliance entre la CIA et le fondamentalisme islamiste), qui survit aux changements d’administration et s’est mis particulièrement à diverger de l’action officielle à partir de Reagan.

2)  Quelle est la place et le sens de la théorie du complot (TDC) dans l’histoire ?

Je me méfie de ce concept de théorie du complot. Scientifiquement parlant, il ne veut rien dire. L’histoire, de tout temps, est la somme des multiples complots fomentés par des oligarchies politico-économiques. Ces oligarchies (au sens grec du terme), tiennent les systèmes politiques, que ceux-ci soient explicitement démocratiques ou explicitement autocratiques. Les complots sont dans l’Histoire, mais l’Histoire n’est pas un complot. Il n’y a personne de sérieux d’ailleurs qui réduise l’Histoire à un complot univoque (complot juif ou maçonnique). Ça, c’est l’épouvantail qui sert à étouffer l’analyse profonde !

3)  Dans le cas du 11-Septembre, comme dans les autres, d’ailleurs, les adversaires de la TDC assurent que tôt ou tard l’un des comploteurs aurait parlé, qu’il est impossible de garder secrète une telle affaire. Qu’en dites-vous ?

Premièrement, la quasi-totalité des témoins américains du 11-Septembre dont le témoignage en source ouverte (médias américains) fut en contradiction avec le rapport de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre, sont morts « accidentellement » entre 2002 et 2011. Le jour où les grands médias occidentaux voudront bien parler des pressions et menaces pratiquées par le FBI sur le monde des victimes et témoins du 11-Septembre, alors nous pourrons répondre à l’objection que vous relayez.

Deuxièmement, si comploteurs il devait y avoir, à l’intérieur de l’immense appareil de renseignement et de sécurité américain (CIA, Pentagone, FBI, Sociétés militaires privées…), il conviendrait de distinguer deux niveaux : les initiés au « Tout » sont un petit nombre, et en tant qu’assassins on les voit mal s’épancher sur leur crime ; le deuxième niveau (les plus nombreux) est celui des acteurs « spécialisés et compartimentés » dont l’action a constitué une petite partie du « Tout » et qui n’ont sans doute jamais compris qu’ils servaient ce « Tout » ou qui ont pensé qu’il était de leur intérêt vital de ne jamais le comprendre. Les attentats du 11-Septembre sont la réalité qui s’est insinuée dans le monde virtuel des exercices de simulation anti-terroristes organisés ce jour-là. Ceux qui ont servi les actes réels peuvent encore tout à fait croire qu’ils servaient le virtuel.

4)  Quels sont les principaux éléments, données et faits objectifs, qui donneraient du crédit à la TDC ? (Les explosions entendues dans les Twins et l’explosion contrôlée,  l’absence d’épave d’avion au Pentagone…)

Il est impossible de le dire en quelques mots. Ceux qui veulent vraiment comprendre doivent faire l’effort de lire les livres qui existent sur le sujet ou plus rapidement consulter www.reopen911.info qui en résume l’essentiel.

5)  Finalement, ne nage-t-on pas en plein délire, avec cette TDC ?

La première des TDC c’est la version officielle, et elle ne résiste pas à une analyse honnête et poussée. Ce qui est délirant c’est que dans des pays dits démocratiques il n’y ait pas davantage de liberté sur ce sujet. Il est autorisé de supposer que le FSB (service russe) auto-administre à son peuple des attentats, mais il est interdit de s’interroger sur un éventuel dérèglement ultra-cynique (ou ultra-messianique) de l’immense appareil sécuritaire américain.

La fabrication américaine du terrorisme international islamiste n’a pas seulement servi les buts géopolitiques des États-Unis, elle favorise l’établissement d’un totalitarisme technologique rampant qui nous réduira peu à peu au rang de simple numéro géolocalisé à toute heure et tout endroit du monde !

 

11 settembre: giornalismo tra autocensura e  dovere di informazione

Pubblicato il 3 settembre 2012 da Aymeric Chauprade

2

Un anno fa, in occasione del decimo anniversario degli attentati dell’11 settembre 2001, l’Hebdo ha per la prima volta e con buone maniere spiegato il motivo per cui era sano e legittimo mettere in discussione la versione ufficiale di questi eventi drammatici ( collegamento ).

Con il titolo “Dieci anni di menzogne? “Reporter diffuso Patrick Vallélian dà ampia parola nel suo articolo allo storico svizzero Daniele Ganser, professore di Storia Contemporanea presso l’Università di Basilea. Va bene tutto: il crollo inspiegabile del terzo grattacielo alto 180 m ( lo sapete ?), insider trading nei giorni che lo hanno preceduto, l’amministrazione Bush avvertita nel giugno del 2001, la “Commissione delle omissioni “Bin Laden e la CIA, ecc.

24 Ore, ugualmente, ha riferito per la prima volta (finalmente!) del movimento di protesta, in Svizzera, come negli Stati Uniti e nel resto del mondo ( collegamento ). Per aver incontrato nei giorni precedenti l’autore dell’articolo, il giornalista Bernard Bridel, il sottocitato si ricorda di avergli raccomandato di entrare in contatto con un geopolitico francese di fama internazionale, Aymeric Chauprade . Questo dottore in scienze politiche alla Sorbona, insegnante nelle scuole francesi militari più prestigiose (il Collegio Interarmi di difesa, per esempio), presso l’Università di Neuchâtel vedrà le proprie attività d’insegnamento troncate di netto in Francia dal proprio Ministro da cui dipende nel 2009 per aver trattato ampiamente nel suo ultimo libro “il soggetto dolente”: gli interrogativi sulla versione ufficiale dell’11 settembre.

Che cosa è successo di questa possibile intervista? Dal momento che non è stato pubblicata, non dovrebbe logicamente aver avuto luogo! Nenni al mio tempo! Era stato semplicemente buttato via (*). Leggiamola e viva la libertà di espressione!

(*) E ‘pubblicato sul sito dell’associazione francese ReOpen911.info un mese dopo. Grazie a loro!

Fonte: http://rigolay.blog.24heures.ch

“Domande a proposito della teoria del complotto riferita al 11 settembre”

1) Subito dopo gli attentati dell’11 settembre, alcune voci si sono sollevate a smentire la versione ufficiale e a parlare di cospirazione. Tutto ciò l’ha sorpresa?

Ho sempre lavorato a combinare geopolitica e ricerca storica. Quanto accaduto nel 2001, e le guerre che  ne seguirono, hanno stimolato l’intuizione che ho avuto di uno “Stato profondo” situato all’interno dello Stato ufficiale degli Stati Uniti e del suo apparato di sicurezza, creato a sostegno della lotta contro l’URSS (da cui deriva l’alleanza tra la CIA e il fondamentalismo islamico), che sopravvisse ai cambiamenti di governo e ha cominciato a divergere in maniera particolare dall’attività ufficiale a partire da Reagan.

2) Qual è il ruolo e il significato della teoria del complotto (TDC) nella storia?

Io sono diffidente nei confronti di questo concetto di teoria del complotto. Scientificamente parlando, non significa nulla. La storia di tutti i tempi è la somma di molteplici cospirazioni fomentate da oligarchie politicho-economiche. Queste oligarchie (nel senso greco del termine), tengono le fila dei sistemi politici, che siano esplicitamente democratiche o autocratiche. Le cospirazioni sono nella storia, ma la storia non è una cospirazione. Non esiste una persona seria che riduce la storia a una trama unica ( complotto ebraico o massonico). Questo è lo specchietto per le allodole che serve a soffocare l’analisi approfondita!

3) Nel caso dell’11 settembre, come negli altri del resto, gli avversari della TDC sottolineano che prima o poi uno dei cospiratori avrebbe parlato, che è impossibile mantenere segreto un tale affare. Cosa ne pensa?

In primo luogo, quasi tutti i testimoni diretti americani del 11 Settembre la cui testimonianza pubblica (media americani) contraddiceva la relazione della Commissione d’inchiesta sul 11 settembre, sono morti “accidentalmente” tra il 2002 e il 2011 . Il giorno in cui i grandi media occidentali vorranno parlare delle pressioni e minacce esercitate dall’FBI sull’universo delle vittime e dei testimoni dell’11 settembre, allora saremo in grado di rispondere alla obiezione da Lei sottolineata.

In secondo luogo, se cospiratori dovessero esserci, all’interno del vasto apparato di intelligence e di sicurezza degli Stati Uniti (CIA, Pentagono, FBI, compagnie militari private …), sarebbe opportuno distinguere due livelli: «gli iniziati al “Tutto” sono un numero esiguo, e in tanto che assassini li vediamo male come confessori del loro crimine; il secondo livello (il più numeroso) è quello degli attori ‘specializzati e compartimentati ” la cui azione costituisce una piccola parte del” Tutto “e che senza dubbio non hanno mai compreso di servire il” Tutto “, o che hanno pensato che fosse di loro vitale importanza non comprenderlo mai. Gli attacchi dell’11 settembre sono la realtà che si è insinuata nel mondo virtuale delle esercitazioni di simulazione antiterrorismo organizzate quello stesso giorno. Coloro che hanno assecondato gli atti reali possono ancora credere di aver agito nel virtuale.

4) Quali sono gli elementi principali, i dati e fatti oggettivi i quali diano credito al TDC? (Esplosioni sentite nelle Torri Gemelle e l’esplosione controllata, la mancanza di rottami di aereo al Pentagono …)

E ‘impossibile dire con qualche parola. Coloro che vogliono davvero capire dovrebbero fare uno sforzo per leggere libri sull’argomento o più rapidamente www.reopen911.info vedere che ne riassume i dati essenziali.

5) Infine, non si nuota in pieno delirio con questo TDC?

Il primo dei TDC è la stessa versione ufficiale, e non regge ad un’analisi onesta e approfondita. Ciò che è delirante è che nei paesi cosiddetti democratici non esiste libertà su questo argomento. E’ consentito di supporre che l’FSB (Servizio russo) autoamministri attacchi terroristici al proprio popolo, ma è vietato interrogarsi su una possibile deviazione ultra-cinica (o ultra-messianica) dell’enorme apparato di sicurezza degli Stati Uniti.

La fabbricazione americana del terrorismo islamico internazionale fabbricazione non solo ha servito gli obiettivi geopolitici degli Stati Uniti; favorisce l’affermazione di un totalitarismo tecnologico strisciante che ci ridurrà gradualmente ad un mero numero di geolocalizzato in qualsiasi momento e qualsiasi luogo del mondo!