<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Conflitti e Strategie</title>
	<atom:link href="http://www.conflittiestrategie.it/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.conflittiestrategie.it</link>
	<description>Analisi Geopolitica</description>
	<lastBuildDate>Sun, 19 May 2013 16:15:37 +0000</lastBuildDate>
	<language>it-IT</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
		<item>
		<title>INTERVISTA A G. LA GRASSA &#8211; PARTE III (DI W. CIUSA)</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/intervista-a-g-la-grassa-parte-iii-di-w-ciusa?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=intervista-a-g-la-grassa-parte-iii-di-w-ciusa</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/intervista-a-g-la-grassa-parte-iii-di-w-ciusa#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 May 2013 16:15:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14782</guid>
		<description><![CDATA[INTERVISTA PARTE III &#160; qui la seconda parte: INTERVISTA &#160; qui la prima parte: INTERVISTA]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><a href="https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&amp;v=B1u9kaWsSGA#t=9s">INTERVISTA PARTE III</a></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cVx_4oAs3O4">qui la seconda parte: INTERVISTA</a></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1><a href="http://www.youtube.com/watch?v=9ov-Ji1PlXY&amp;feature=youtu.be">qui la prima parte: INTERVISTA</a></h1>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/intervista-a-g-la-grassa-parte-iii-di-w-ciusa/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Géopolitique du catholicisme, par Aymeric Chauprade</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/geopolitique-du-catholicisme-par-aymeric-chauprade?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=geopolitique-du-catholicisme-par-aymeric-chauprade</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/geopolitique-du-catholicisme-par-aymeric-chauprade#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 06:54:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14779</guid>
		<description><![CDATA[  traduzione in calce di Giuseppe Germinario Publié par Aymeric Chauprade le 10 mai 2013...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: xx-large;"> </span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: large;"><i><b>traduzione in calce di Giuseppe Germinario</b></i></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Publié par </span></span><a href="http://www.realpolitik.tv/author/aymeric/"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;">Aymeric Chauprade</span></span></span></span></a><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"> le 10 mai 2013 dans </span></span><a href="http://www.realpolitik.tv/realpolitik/articles/"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;">Articles</span></span></span></span></a><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">, </span></span><a href="http://www.realpolitik.tv/realpolitik/articles/geopolitique-du-fait-religieux/"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;">Géopolitique du fait religieux</span></span></span></span></a></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: xx-small;"> </span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">L’annuaire pontifical 2012 estime le nombre de catholiques dans le monde à 1,2 milliards, un poids démographique équivalent à celui de la Chine, soit un peu moins du cinquième de la population mondiale. La religion catholique continue son expansion, mais de manière non uniforme puisqu’elle progresse en Asie, en Afrique et en Amérique du Nord, mais continue cependant de reculer en Europe et en Amérique Latine, des aires qui lui furent longtemps historiquement acquises. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">La Providence ne faisant jamais les choses par hasard, il est notable que le nouveau pape François, vient lui aussi, comme Benoît XVI, d’une aire géographique où le catholicisme cède du terrain.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Le premier défi géopolitique que les diplomaties de Jean-Paul II puis Benoît XVI se sont efforcées de relever, tient à la résistance des cultures nationales à l’influence de l’Église catholique.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Dans les mondes orthodoxe et asiatique, le catholicisme est souvent associé à l’impérialisme occidental. Deux fractures historiques fortes expliquent cette résistance. Pour le monde orthodoxe, au XIe siècle, le schisme religieux Rome/Byzance et la première croisade. Pour l’Asie, à partir du XVIe siècle et de l’ouverture des grandes routes maritimes, les tentatives de colonisation européenne.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">La Contre-réforme, à la fois pour endiguer le processus d’éclatement de la Chrétienté et reconstituer l’influence de l’Église catholique en Europe orientale et au Proche-Orient, lance une stratégie d’unification des Églises orientales à Rome. Elle parvient à reprendre à l’Orthodoxie une partie des fidèles : là est l’origine des Églises uniates. Aujourd’hui, les orthodoxes ukrainiens, russes et roumains considèrent que ces églises sont encore l’instrument des peuples catholiques, Polonais, Autrichiens et Hongrois, tandis que les catholiques uniates (unis à Rome mais de rite oriental) reprochent aux patriarcats orthodoxes d’avoir profité de l’ère communiste pour s’emparer de leurs biens et de leurs églises.<br />
Jean-Paul II avait commencé à réparer les relations catholiques/orthodoxes en tendant la main au patriarcat orthodoxe de Bucarest dans l’espoir que les Uniates roumains (2,5 millions au début de l’ère communiste, 200 000 aujourd’hui) puissent récupérer, comme l’avaient fait avant eux les Uniates ukrainiens (5,5 millions sur 48 millions d’habitants de l’Ukraine) les milliers d’églises confisquées par les communistes au profit du clergé orthodoxe ; en vain, puisqu’il s’était heurté, comme en Russie (1,5 million de catholiques), à l’hostilité des patriarcats orthodoxes. Les guerres des Balkans et le rôle du Vatican en faveur des émancipations slovène et croate n’avaient guère arrangé les relations.<br />
Benoît XVI, convaincu de l’importance stratégique de la réconciliation catholiques/orthodoxes est parvenu à améliorer les relations et a su obtenir la confiance et la reconnaissance des patriarcats orthodoxes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">L’Asie, est à la fois l’un des foyers les plus potentiels de l’Église catholique (12% de fidèles et une forte croissance de prêtres ordonnés), et une aire souvent difficile et dangereuse pour les catholiques. Pour l’ensemble des pays asiatiques, à l’exception des Philippines où il affiche une pleine santé (plus de 80% des 95 millions d’habitants sont catholiques) ou la Corée du Sud (10% de catholiques), où il est respecté, ailleurs le catholicisme suscite la méfiance et même parfois l’hostilité parce qu’il est extérieur aux cultures nationales dominantes,  bouddhiste, hindouiste ou musulmane.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">L’Inde compte seulement 0,3 % de catholiques contre 80 % d’hindous, le reste étant musulman. L’accès des catholiques aux administrations étatiques est fortement entravé et les mouvements radicaux hindouistes proches du Bharatiya Janata Party (parti nationaliste) s’attaquent régulièrement aux chrétiens qu’ils accusent de vouloir détruire le système traditionnel des castes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Au-delà de la spécificité communiste, le problème du catholicisme chinois est comparable à celui du catholicisme indien : un fort sentiment national doublé d’une méfiance pour une religion « occidentale ». Sur 1,25 milliards d’habitants, la Chine compte environ 5 millions de catholiques contrôlés au sein de l’Organisation patriotique officielle auxquels on doit ajouter 10 millions de catholiques « clandestins », membres d’une Église du « silence » liée à Rome. Le fait que le Vatican ait reconnu Taïwan n’arrange pas la situation.<br />
En 2012, Benoît XVI a excommunié un évêque chinois membre de l’Église officielle (celle du gouvernement chinois) et ordonné sans l’accord du pape, agissant ainsi en conformité avec sa lettre aux catholiques chinois de 2007 dans laquelle il comprenait que les “autorités chinoises soient attentives au choix des évêques” mais rappelait néanmoins “que leur nomination par le pape est la garantie de l’unité de l’Église”.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">A l’inverse de l’orthodoxie, les relations du Vatican avec la Chine se sont tendues sous le pontificat de Benoît XVI puisqu’au moins six évêques chinois ont été ordonnés sans l’aval de Rome depuis 2006.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Comment développer le catholicisme dans un Pakistan où l’islam est le cœur de la construction nationale, l’origine même de la partition de l’Empire des Indes britannique au moment de la décolonisation ? Face à 95 % de musulmans, les 2 millions de chrétiens (et environ autant d’hindouistes) catholiques et protestants pèsent peu, et leur souci premier, avant l’évangélisation, c’est la survie à l’assaut double du fanatisme musulman et d’un État islamique qui procède par étouffement progressif (nationalisation des écoles, obstacle à la réparation et a fortiori à la construction des églises…). Même refus de l’évangélisation chrétienne en Malaisie, où islam et identité nationale sont intimement liés.<br />
Survivre d’abord, évangéliser ensuite, telle est aussi la préoccupation de ce million de chrétiens du Sri Lanka qui a fait souche chez les Cinghalais comme chez les Tamouls, et que le bouddhisme de l’État central ne tolère pas.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Très souvent donc, en Asie, le catholicisme se heurte à la résistance de la culture nationale. Mais le problème est encore aggravé dans les pays asiatiques où l’évangélisation, dès le départ, n’a pu se faire qu’au sein de minorités ethniques tenues à l’écart des pouvoirs centraux. C’est le cas en Indonésie (Timor, Célèbes, Moluques, Nouvelle-Guinée) où la difficulté de la christianisation due à un nationalisme islamique est renforcée par le fait minoritaire.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Perçue tantôt comme parti de l’étranger, tantôt comme facteur de séparatisme (ou les deux à la fois), en Europe orientale comme en Asie, l’Église catholique romaine va devoir, au cours du prochain pontificat, apporter une réponse à ce premier défi géopolitique. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Comment faire pour que l’effort d’évangélisation soit admis par les États comme compatible avec identité et souveraineté nationale ?</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Le deuxième défi géopolitique n’est autre que la face religieuse de la mondialisation du libéralisme américain, phénomène qui a pris son accélération à la fin de la Guerre froide. Il s’agit du formidable mouvement de pénétration de l’individualisme dans le christianisme. Ce phénomène se traduit de deux manières : soit par la protestantisation du catholicisme, soit par l’essor fulgurant des nouvelles formes d’évangélisme protestant, notamment le pentecôtisme. Ici, ce ne sont plus l’Europe orientale et l’Asie qui sont concernées (car autant l’orthodoxie que les cultures nationales asiatiques résistent assez bien à l’individualisme d’essence anglo-saxonne), mais l’Europe occidentale, les États-Unis d’Amérique, l’Amérique Latine ou encore l’Afrique.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Bien au-delà du protestantisme, la dimension la plus extrême de ce défi tient à ce que Benoît XVI appelle la “dictature du relativisme”, sans doute dominante en Europe, qui ne reconnaît rien comme définitif et donne comme mesure ultime l’égo et les désirs. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Face à ce mouvement de fond qui touche les sociétés occidentales et s’attaque aux valeurs traditionnelles (mariage et adoption pour les homosexuels), le catholicisme européen apparaît comme la seule véritable force d’opposition et de mobilisation. Il est possible que dans les années à venir il élargisse ainsi son audience auprès de familles certes oublieuses de leur religion, mais néanmoins attachées aux fondamentaux de la civilisation.<br />
Restons cependant prudents lorsque l’on entend parler de “déchristianisation de l’Europe”, surtout si tient compte de la démographie. Il existe grossièrement aujourd’hui deux types de familles qui font beaucoup d’enfants en Europe occidentale, les familles catholiques traditionnelles (parfois jusqu’à dix enfants et une moyenne de 5 enfants étant le minimum!) et les familles extra-européennes (musulmanes pour l’essentiel). Un peu de mathématiques nous enseigne que deux effectifs distincts, l’un pesant 90% au départ et faisant de manière constante 2 enfants à chaque génération, l’autre 10% (disons les catholiques traditionnels et les musulmans) et faisant de manière constante 5 enfants à chaque génération, se retrouvent dans les proportions inversées de 7% et 83% à la 4e génération ! Rien ne dit donc que l’Europe occidentale, dans 4 générations, ne sera pas peuplée pour l’essentiel par deux populations très religieuses, l’une catholique, l’autre musulmane, suivant un phénomène comparable à l’évolution d’Israël dans lequel cohabiteront en 2050 des Juifs ultra-orthodoxes et des Arabes israéliens. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Tout phénomène dominant aujourd’hui peut être anéanti demain si la démographie est contre lui. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">C’est l’une des lois implacables de l’histoire.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Le cas des États-Unis est un bon exemple du poids des logiques démographiques. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Le catholicisme américain (25% de la population des États-Unis soit la première religion) va jouer un rôle clé dans l’avenir de la première puissance mondiale. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Dans l’identité : les États-Unis sont une nation en voie d’hispanisation donc de catholicisation ; il y a déjà une majorité d’hispaniques dans dix États américains et sur les quelques 62 millions de catholiques déjà 24 sont hispaniques. Dans la cohésion : l’Église catholique américaine est la seule église qui échappe à l’ethnicisation du religieux. C’est un aspect peu souligné : lorsque l’Amérique affrontera la crise de sa société multiculturelle, l’Église catholique apparaîtra comme un facteur d’unité nationale.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Il y a deux manières d’interpréter la catholicisation des États-Unis d’Amérique. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Ou bien ce catholicisme, rattrapé par les valeurs anglo-protestantes qui ont fondé le rêve américain, se protestantisera en intégrant la Destinée manifeste, et en faisant sien la mission de l’Amérique sur terre. Ou bien nous reviendrons à la toute puissance du catholicisme au XVIe et XVIIe siècle, lorsque celui-ci pouvait s’appuyer sur des moteurs de puissance espagnol et portugais notamment pour s’étendre dans le monde. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">L’alliance entre la puissance militaire, économique et géopolitique états-unienne et l’Église catholique, redonnerait alors au Pape une sorte de puissance temporelle qu’il a perdu depuis longtemps et cela pourrait bien avoir un effet positif sur les cultures sensibles au “rapport de force” comme l’islam ou les philosophies asiatiques.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Pour l’heure en tout cas, le défi que constituent les nouvelles formes du protestantisme reste entier. Aujourd’hui si la moitié des chrétiens dans le monde sont des catholiques, déjà le quart est pentecôtiste ou membre d’églises évangéliques indépendantes. Le pentecôtisme s’est développé à une vitesse fulgurante, passant de presque zéro à environ trois cents millions de pratiquants en moins d’un siècle, presque la moitié à lui seul du protestantisme. Il a atteint un effectif double de l’orthodoxie, et si rien de change, en 2025, les catholiques représenteront moins du tiers des chrétiens. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Comme l’ensemble des mouvances issue de la dissidence du protestantisme européen et qui ont prospéré à partir de la fondation des États-Unis (baptisme, méthodisme, piétisme, évangélisme), le pentecôtisme se caractérise par la relation directe de l’individu avec Dieu, par la supériorité de la Bible comme source unique de la parole divine, par l’expérience rénovatrice de la « seconde naissance », par une responsabilité personnelle de prosélytisme et de témoignage qui écarte d’emblée toute idée de clergé spécifique. C’est bien dans le fait que chacun devient en lui-même une Église autogérée que l’on doit voir le triomphe de l’idéologie individualiste et libérale.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">L’Amérique Latine (42% des catholiques du monde y vivent), bastion traditionnel de la ferveur catholique, est aujourd’hui confrontée au défi des Églises évangéliques venues des États-Unis. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">La Théologie de la prospérité défendue par les pentecôtistes a remplacé la Théologie de la Libération qui sévissait durant la Guerre froide : elle bâtit des temples, investit des universités et des chaînes de télévision et exploite la détresse produite par les catastrophes naturelles. Les plus fortes progression sont enregistrées au Guatemala (30 % des chrétiens sont désormais évangélistes contre 18 % il y a 25 ans), au Salvador et au Brésil (la plus importante communauté pentecôtiste du monde avec 15 millions de fidèles revendiqués), pays qui au début du siècle étaient à cent pour cent catholique. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">On estime qu’en Amérique Latine, huit cent personnes quittent chaque jour l’Église catholique pour rejoindre le pentecôtisme. En 2012, 72% des 600 millions de latino-américains étaient catholiques, contre 95% il y a quarante ans.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Qui mieux que le pape François, qui fit barrage à l’infiltration marxiste en Argentine (Théologie de la Libération), et incarne en même temps la pauvreté et l’humilité, peut enrayer la montée des protestants évangéliques? En juillet 2013, aux Journées mondiales de la Jeunesse à Rio de Janeiro, nous devons nous attendre à une ferveur inégalée, qui sera peut-être le point de départ de la reconquête catholique de l’Amérique Latine.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Contre cette mondialisation du libéralisme américain et son pendant religieux, la religiosité individualiste, l’islam tente aussi de résister, en prenant parfois des formes radicales, sunnites ou chiites. La vigueur de l’islam est aussi un défi pour le catholicisme, notre troisième grand défi pour l’Église catholique du XXIe siècle. Dans le Moyen-Orient en majorité islamisé, comme en Afrique subsaharienne et jusque dans les finistères asiatiques du grand mouvement de christianisation initié au XVIe siècle par les nations européennes, le catholicisme minoritaire recule, sous la pression double des États musulmans et des mouvements islamistes.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Les chrétiens du monde arabe d’abord (12 millions sur plus de 300 millions d’Arabes) connaissent un phénomène d’érosion constant depuis le début du XXe siècle. Pour l’Église catholique en particulier, l’enjeu est de conserver ce que les missions latines avaient pu « récupérer », durant les siècles passés, quelques morceaux cassés de la Chrétienté. Il s’agit en effet de sauver les restes du christianisme nestorien ramenés dans Rome au XVIe siècle sous l’action missionnaire des dominicains et franciscains, et qui forment aujourd’hui les Assyro-chaldéens d’Irak. Autre enjeu : le sort des descendants des orthodoxes qui s’étaient placés sous l’autorité du pape au XVIIe siècle, ces Arabes melkites du Liban, de Syrie, de Palestine, d’Irak, qui ont tant contribué au XIXe siècle au mouvement de la Nadha (renaissance arabe), à la formation d’un sentiment d’arabité distinct de l’islam. On peut s’interroger encore sur l’avenir des Jacobites, Coptes et Arméniens qui s’étaient séparés de Byzance au Ve siècle (après le concile de Chalcédoine) et que les missions latines firent rentrer dans l’Église au XVIIe siècle. Sauver enfin ces sept cent mille maronites libanais, unis depuis toujours à Rome, confrontés au défi de la montée démographique du chiisme et de la radicalisation d’une partie des sunnites.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">L’effondrement du baasisme irakien en 2003 et l’ébranlement du baasisme syrien en 2012 sont deux catastrophes successives pour les Chrétiens du Moyen-Orient. L’Irak qui comptait en 1990 autour de 1,2 million de chrétiens a vu partir plus de 500 000 chrétiens depuis 1991, pour moitié vers l’Occident, pour autre moitié vers la Syrie. L’ébranlement du régime syrien confronté à une rébellion majoritairement islamiste (soutenue par les monarchies sunnites de la région et les pays occidentaux) a provoqué l’exode massif des chrétiens d’Alep et de Damas vers le Liban, le Canada et les États-Unis. Sans réduit territorial (contrairement aux minorités alaouite et druze), souvent accusés de soutenir le régime syrien face à la marée sunnite islamiste, les Chrétiens de Syrie semblent assez peu préoccuper des gouvernements occidentaux qui arment les rebelles syriens.<br />
</span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Le sort des Chrétiens arabes sera-t-il le même que celui des Assyro-Chaldéens syriaques de Turquie qui ont quasiment disparu ? </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Il en reste environ 25 000 alors qu’ils étaient plusieurs centaines de milliers au début du siècle. L’État turc, prétendument laïque, leur ferme les portes de l’administration, les empêche de conserver leurs écoles, de restaurer et a fortiori de construire des églises ; lente extinction dans l’indifférence générale de l’Union européenne. Enfin le cas de Jérusalem, de la Palestine et d’Israël n’est-il pas au fond le plus représentatif du drame que vivent les catholiques et uniates du Proche-Orient, de leur situation d’otage du conflit entre nationalisme islamo-arabe et nationalisme juif ?</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">L’islam met l’Afrique est dans une situation paradoxale s’agissant de la place du catholicisme. D’un côté le continent africain est passé en cent ans de 1% des catholiques à 16 % (avec plus de 180 millions de fidèles) et apparaît comme une aire de progression forte, ce qui fit dire à Benoît XVI lors du synode Africa Munus de 2009 que l’Afrique est appelée à contribuer à la nouvelle évangélisation dans le monde entier. D’un autre côté, sans même parler du Nigeria où la folie islamiste se déchaîne contre les chrétiens (catholiques ou protestants), l’islam progresse fortement dans des pays africains qui semblaient acquis au christianisme. “Grâce” à l’intervention française, la Côte d’Ivoire a désormais un président musulman ; comme celui qui vient de prendre le pouvoir en Centrafrique fin mars 2013 (dans un pays où les chrétiens sont pourtant majoritaires). Le point commun de ces situations est précisément que là où l’Église catholique a laissé la place à la fragmentation chrétienne (essor du pentecôtisme, de l’évangélisme, multiplication d’églises charismatiques), le lit de l’islam a été fait. Unie dans le catholicisme les chrétiens résistent à l’islam, fragmentés, ils sont broyés par le rouleau compresseur sunnite.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">A l’époque de la colonisation, l’évangélisation catholique était plus simple au moins pour trois raisons : 1/ un prêtre blanc avait moins de difficulté à transcender les clivages ethniques qu’un prêtre noir aujourd’hui ; 2/ la puissance européenne soutenait le mouvement d’évangélisation et faisait refluer les influences arabo-musulmanes venues du Nord, tandis qu’aujourd’hui les anciennes puissances coloniales négligent le facteur religieux quand elles ne font pas purement et simplement le jeu de l’islam ; 3/ il n’y avait pas le puissant élan du pentecôtisme soutenu par la mondialisation américaine.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Contrairement à ce qu’ont soutenu nombre d’intellectuels ouest-européens (comme le Français Marcel Gauchet) le “désenchantement du monde” ne concerne que l’Europe et non le reste du monde. Partout au contraire, dans ce nouveau monde des émergents (les BRICS) et de la multipolarité, la religion prend une place croissante dans les relations internationales. Là encore Benoît XVI est un précurseur : il affirme depuis longtemps qu’il n’y a pas de “crise de la foi” mais une “crise de la raison occidentale”. D’où le fait que les religions qui ont cherché à s’aligner sur la modernité comme “religion de la raison” sont en crise et que celles qui (islam, judaïsme orthodoxe, hindouisme fondamentaliste, évangélisme protestant), ont au contraire maintenu un “supernaturalisme réactionnaire” sont en expansion. Jean-Paul II, puis Benoît XVI ont refusé la modernisation du catholicisme et affirmé au contraire la nécessaire catholicisation de la modernité. Si Benoît XVI a réintégré la grande majorité des traditionalistes dans la famille catholique, c’est précisément parce qu’il savait qu’une grande partie des jeunes prêtres ordonnés en Europe l’était dans la Tradition.</span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Mais logiquement ce choix a valu à ces papes volontaires le déclenchement d’une formidable entreprise de désinformation menée par les serviteurs de ce que l’on finira bien par appeler la Dictature mondiale du relativisme. C’est sur cette scène de la désinformation mondiale orchestrée par une armée de hyènes grimaçantes que fait son entrée, avec son sourire plein de bonté, le Pape François. </span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;">Que ses ennemis ne s’y fient pas. Les Jésuites ont largement contribué à l’expansion géopolitique du catholicisme romain !</span></span></p>
<p align="RIGHT"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Aymeric Chauprade</b></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><br />
</span></span><a href="http://blog.realpolitik.tv"><span style="color: #0000ff;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="text-decoration: underline;"><b>blog.realpolitik.tv</b></span></span></span></span></a></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: small;">Crédit photo : © Realpolitik.tv. Plafond peint du Palais Barberini, Rome.</span></span></p>
<p lang="en-US">
<p lang="en-US">
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: xx-large;"><b>Geopolitica del cattolicesimo, di Aymeric Chauprade</b></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Scritto da</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><a href="http://translate.google.com/translate?hl=it&amp;prev=_t&amp;sl=fr&amp;tl=it&amp;u=http://www.realpolitik.tv/author/aymeric/">Chauprade Aymeric</a><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">il 10 maggio 2013 in</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><a href="http://translate.google.com/translate?hl=it&amp;prev=_t&amp;sl=fr&amp;tl=it&amp;u=http://www.realpolitik.tv/realpolitik/articles/">Articoli</a><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">,</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><a href="http://translate.google.com/translate?hl=it&amp;prev=_t&amp;sl=fr&amp;tl=it&amp;u=http://www.realpolitik.tv/realpolitik/articles/geopolitique-du-fait-religieux/">Geopolitica della religione</a><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><a href="#comments">- 5 commenti</a></span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: xx-small;"><b>Per il fine settimana dell&#8217;Ascensione, da Seoul dove sono attualmente, ecco il mio parto: un articolo di mio pugno, nella sua versione francese, pubblicato nel mese di giugno su un giornale straniero non francofono sulla geopolitica del cattolicesimo.</b></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: xx-small;"><b>Buona lettura!</b></span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">L&#8217;annuario pontificio 2012 calcola il numero dei cattolici nel mondo a 1,2 miliardi, un peso demografico equivalente a quello della Cina peso, poco meno di un quinto della popolazione mondiale.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">La religione cattolica continua a espandersi, ma in modo non uniforme in quanto progredisce in Asia, Africa e Nord America, ma ancora continua a regredire in Europa e in America Latina, aree che sono state storicamente acquisite da lungo tempo. La</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Provvidenza non fa mai le cose a caso; da sottolineare che il nuovo Papa Francesco, così come Benedetto XVI, proviene da una zona geografica in cui il cattolicesimo sta perdendo terreno.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">La prima sfida geopolitica che i diplomatici di Giovanni Paolo II e Benedetto XVI hanno cercato di sottolineare, riguarda la resistenza delle culture nazionali all&#8217;influenza della Chiesa cattolica.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Nei mondi ortodosso e asiatico, il cattolicesimo è spesso associato all&#8217;imperialismo occidentale.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Due forti fratture storiche spiegano questa resistenza.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Nel mondo ortodosso, nel XI secolo, lo scisma religioso Roma / Bisanzio e la prima crociata.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Per l&#8217;Asia, a partire dal XVI secolo in seguito all&#8217;apertura di importanti rotte di navigazione, i tentativi di colonizzazione europea.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">La Controriforma, per arginare rispettivamente il processo di collasso della cristianità e ripristinare l&#8217;influenza della Chiesa cattolica in Europa orientale e in Medio Oriente, ha lanciato una strategia di unificazione delle Chiese orientali a Roma.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Riesce a recuperare agli ortodossi una parte dei fedeli: da lì l&#8217;origine delle Chiese Uniate.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Oggi, gli ortodossi ucraini, russi e rumeni considerano queste chiese ancora come lo strumento dei popoli cattolici, polacchi, austriaci e ungheresi, mentre i cattolici uniati (uniti a Roma ma di rito orientale) accusano i patriarcati ortodossi di aver approfittato del periodo comunista per impadronirsi delle loro proprietà e delle loro chiese.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><br />
</span><span style="color: #000000;">Giovanni Paolo II aveva cominciato a recuperare le relazioni tra cattolici / ortodossi tendendo la mano verso il Patriarcato ortodosso di Bucarest, nella speranza che gli Uniati rumeni (2,5 milioni all&#8217;inizio del periodo comunista, 200.000 oggi) possano recuperare, come avevano fatto prima gli uniati ucraini (5,5 milioni dei 48 milioni di abitanti di Ucraina), le migliaia di chiese confiscate dai comunisti in favore del clero ortodosso; in vano, poiché si era scontrato, come in Russia (1,5 milioni di cattolici),con l&#8217;ostilità dei patriarcati ortodossi.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Le guerre nei Balcani e il ruolo del Vaticano a favore dell’emancipazione slovena e croata emancipazione non avevano certo aiutato le relazioni.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><br />
</span><span style="color: #000000;">Benedetto XVI, convinto dell&#8217;importanza strategica della riconciliazione cattolica / ortodossa è riuscito a migliorare le relazioni ed è stato in grado di ottenere la fiducia e il riconoscimento dei patriarcati ortodossi.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">L’Asia, è al tempo stesso uno dei focolai dal maggior potenziale della Chiesa cattolica (12% di fedeli e forte crescita dei sacerdoti ordinati), e una zona spesso difficile e pericolosa per i cattolici.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Per l’insieme dei paesi asiatici, ad eccezione delle Filippine, dove è in piena salute (oltre l&#8217;80% dei 95 milioni di abitanti sono cattolici) e della Corea del Sud (10% cattolici), dove è rispettato, altrove il cattolicesimo desta sospetti e persino ostilità, perché è estraneo alla cultura nazionale dominante, buddisti, indù o musulmani.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">L&#8217;India conta solo lo 0,3% dei cattolici contro il 80% degli indù, il resto è musulmano.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">L&#8217;accesso dei cattolici alle amministrazioni statali è gravemente ostacolato e i movimenti radicali induisti, vicini al Bharatiya Janata Party (Partito Nazionalista) attaccano regolarmente i cristiani accusandoli di voler distruggere il sistema tradizionale delle caste.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Al di là della specificità comunista, il problema del cattolicesimo cinese è paragonabile a quello indiano: un forte sentimento nazionale rafforzato dalla diffidenza verso una religione &#8220;occidentale&#8221;.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Su 1,25 miliardi di persone, la Cina conta circa 5 milioni di cattolici controllati all&#8217;interno dell&#8217;Organizzazione patriottica ufficiale cui aggiungere 10 milioni di cattolici &#8220;illegali&#8221;, membri di una chiesa del &#8220;silenzio&#8221; legata a Roma .</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Il fatto che il Vaticano abbia riconosciuto Taiwan non aiuta la situazione.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><br />
</span><span style="color: #000000;">Nel 2012, il Papa Benedetto XVI ha scomunicato un vescovo cinese, membro della Chiesa ufficiale (del governo cinese), ordinato senza l&#8217;approvazione papale, agendo in conformità con la sua Lettera ai cattolici cinesi nel 2007, con la quale considerava l’attenzione de &#8221; le autorità cinesi nella scelta dei vescovi &#8220;, ma ricordando comunque che la nomina del Papa è garanzia dell&#8217;unità della Chiesa &#8220;.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Contrariamente alla ortodossia, le relazioni del Vaticano con la Cina sono state tese durante il pontificato di Benedetto XVI in quanto sei vescovi cinesi sono stati ordinati senza l&#8217;approvazione di Roma dal 2006.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Come sviluppare il cattolicesimo in Pakistan, dove l&#8217;Islam è il cuore della costruzione della nazione, l&#8217;origine stessa della partizione dell&#8217;Impero indiano britannico al momento della decolonizzazione?</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Di fronte al 95% di musulmani, i 2 milioni di cristiani (e altrettanti indù), cattolici e protestanti pesano poco, e la loro prima preoccupazione, prima dell&#8217;evangelizzazione, è la sopravvivenza dal doppio assalto del fanatismo musulmano e di uno stato islamico che procede per soffocamento progressivo (nazionalizzazione delle scuole, ostacoli alla riparazione e, a fortiori, alla costruzione di chiese &#8230;).</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Stesso rifiuto di evangelizzazione cristiana in Malesia, dove l&#8217;Islam e l&#8217;identità nazionale si intrecciano intimamente.</span><span style="color: #000000;"><br />
</span><span style="color: #000000;">In primo luogo sopravvivere, poi evangelizzare, questa è anche la preoccupazione del milione di cristiani in Sri Lanka, che ha messo radici tra i singalesi come nei tamil e che il buddismo del governo centrale non tollerano.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Così molto spesso, l&#8217;Asia, il cattolicesimo urta contro la resistenza della cultura nazionale.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Ma il problema è ulteriormente aggravato nei paesi asiatici, dove l&#8217;evangelizzazione, fin dall&#8217;inizio, si è potuta promuovere solo nell&#8217;ambito delle minoranze etniche estranee al governo centrale.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Questo è il caso dell&#8217;Indonesia (Timor, Sulawesi, Molucche, Papua Nuova Guinea), dove la difficoltà del cristianesimo a causa del nazionalismo islamico è accentuata dal fattore di minoranza.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">A volte percepita come partito dello straniero, a volte come un fattore di separatismo (o entrambi), in Europa orientale come in Asia, la Chiesa Cattolica Romana dovrà cercare, nel prossimo pontificato, una risposta a questa prima sfida geopolitica. Come fare in modo che lo sforzo di evangelizzazione sia riconosciuto da Stati come compatibile con l&#8217;identità e la sovranità nazionale?</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">La seconda sfida geopolitica non è altro che il volto religioso della globalizzazione del liberalismo americano, un fenomeno che ha conosciuto la sua accelerazione alla fine della guerra fredda.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Si tratta del grande movimento di penetrazione dell&#8217;individualismo nel cristianesimo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Ciò opera in due modi: o protestantizzazione del cattolicesimo o la rapida espansione delle nuove forme di evangelizzazione protestante, soprattutto pentecostali.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">In questo caso non sono più implicati Europa orientale e Asia che sono (tanto l&#8217;ortodossia che le culture nazionali asiatiche sono molto resistenti all&#8217;individualismo di matrice anglosassone), ma l&#8217;Europa occidentale, gli Stati Uniti d&#8217;America, l&#8217;America Latina o l&#8217;Africa.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Al di là del protestantesimo, la dimensione più estrema di questa sfida è quella che Benedetto XVI chiama la &#8220;dittatura del relativismo&#8221;, senza dubbio dominante in Europa, che non riconosce nulla come definitivo e dispone come misura ultima l&#8217;ego e i desideri.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Rispetto a questo movimento di fondo che interessa le società occidentali e attacca i valori tradizionali (il matrimonio e l&#8217;adozione per omosessuali), il cattolicesimo europeo appare come l&#8217;unica vera forza di opposizione e di mobilitazione.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">E&#8217; possibile che in futuro riesca ad ampliare il proprio pubblico alle famiglie certamente ignare della loro religione, ma ancora legate ai fondamenti della civiltà.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><br />
</span><span style="color: #000000;">Tuttavia restiamo prudenti quando sentiamo parlare di &#8220;scristianizzazione dell&#8217;Europa&#8221;, soprattutto se si tiene conto dei dati demografici.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Ci sono grossolanamente due tipi di famiglie di oggi, che fanno tanti bambini in Europa occidentale: le famiglie cattoliche tradizionali (a volte fino a dieci bambini, e una media di cinque bambini al minimo!); le famiglie non europee (musulmano per la maggior parte).</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Un po&#8217; di matematica ci parla di due gruppi distinti; uno del peso del 90% inizialmente che procrea due bambini in ogni generazione, l&#8217;altro 10% (quindi cattolici e musulmani tradizionali) da alla luce costantemente 5 bambini in ogni generazione, sono presenti in proporzioni invertite del 7% e del 83% alla 4a generazione!</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Quindi, nulla smentisce che l&#8217;Europa occidentale, tra quattro generazioni, non verrà popolato principalmente da due comunità molto religiose, una cattolica e l&#8217;altra musulmana, riproducendo un fenomeno simile nell&#8217;evoluzione di Israele dentro il quale coesisteranno nel 2050 ebrei ultra-ortodossi e arabi israeliani.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Ogni fenomeno che domina oggi può essere distrutto domani se la demografia è contro di lui.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Questa è una delle leggi implacabili della storia.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Il caso degli Stati Uniti è un buon esempio del peso della logica demografica.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> Il </span></span></span><span style="color: #000000;">Cattolicesimo americano (il 25% della popolazione degli Stati Uniti cioè la prima religione) avrà un ruolo chiave nel futuro della prima potenza mondiale.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;">Nell’</span></span></span><span style="color: #000000;">identità: gli Stati Uniti sono una nazione sulla via dell’ispanizzazione quindi della cattolicizzazione; c’è già una maggioranza ispanica in dieci stati americani e su circa 62 milioni di cattolici già 24 sono ispanici.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Nel coesione: la Chiesa cattolica americana è l&#8217;unica chiesa sfuggit alla etnicizzazione della religione.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Questo è un aspetto poco sottolineato: quando l&#8217;America dovrà affrontare la crisi della sua società multiculturale, la Chiesa cattolica apparirà come un fattore di unità nazionale.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Ci sono due modi di interpretare la cattolicizzazione degli Stati Uniti d&#8217;America.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Il cattolicesimo, catturato dai valori anglo-protestanti che hanno fondato il sogno americano, si protestantizzerà integrando il Destino manifesto, facendo propria la missione dell’America sulla terra.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">O torniamo all’antica potenza del cattolicesimo nel XVI e XVII secolo, quando poteva contare sui motori delle potenze spagnola e portoghese in particolare, per estendersi nel mondo. L&#8217;alleanza tra il potere militare, economico e geopolitico americano e la Chiesa cattolica, ridarebbe allora al Papa una sorta di potere temporale ormai perso da lungo tempo e questo potrebbe avere un effetto positivo sulle culture sensibili ai &#8221; rapporti di forza &#8220;, come quella islamica o le filosofie asiatiche.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Per ora comunque, la sfida delle nuove forme di protestantesimo resta.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">A tutt’oggi, se la metà dei cristiani di tutto il mondo sono cattolici, già un quarto aderisce alle chiese pentecostali o evangeliche indipendenti.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> Il </span></span></span><span style="color: #000000;">Pentecostalismo è cresciuto in maniera folgorante praticamente dal nulla a circa trecento milioni di praticanti in meno di un secolo, da solo quasi la metà del protestantesimo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Ha raggiunto il doppio degli effettivi della chiesa ortodossa, e se non cambia nulla, nel 2025, i cattolici rappresenteranno meno di un terzo dei cristiani.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Come tutti i movimenti scaturiti dal dissenso del protestantesimo europeo e che hanno prosperato dalla fondazione degli Stati Uniti (battisti, metodisti, pietismo evangelizzazione), il pentecostismo si caratterizza per il rapporto diretto del singolo con Dio, per la superiorità della Bibbia come unica fonte della parola di Dio, per l&#8217;esperienza rinnovatrice della &#8220;seconda nascita&#8221;, per una responsabilità personale del proselitismo e della testimonianza che scarta a priori ogni idea di clero specifico.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">E&#8217; proprio nel fatto che ognuno diviene una sorta di Chiesa autogestita, che dobbiamo vedere il trionfo dell&#8217;individualismo e dell&#8217;ideologia liberale.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">L’America Latina (il 42% dei cattolici del mondo vive lì), bastione tradizionale del fervore cattolico, deve ora affrontare la sfida di chiese evangeliche venute dagli Stati Uniti.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">La teologia della prosperità difesa dai pentecostali ha sostituito teologia della liberazione che ha prevalso durante la guerra fredda: costruisce templi, investe su università e stazioni televisive, sfrutta il disagio prodotto da catastrofi naturali.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Il maggiore incremento è registrato in Guatemala (ora il 30% dei cristiani sono evangelici rispetto al 18% di 25 anni fa), El Salvador e Brasile (la più grande comunità pentecostale nel mondo con 15 milioni di seguaci proclamati), paesi all&#8217;inizio secolo totalmente cattolici.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Si stima che in America Latina, ottocento persone lasciano ogni giorno la Chiesa cattolica per unirsi alla pentecostale.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Nel 2012, il 72% dei 600 milioni di latinoamericani erano cattolici, contro il 95% di 40 anni fa.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Chi meglio di Papa Francesco, diga alla infiltrazione marxista in Argentina (Teologia della Liberazione), e testimone allo stesso tempo della povertà e della umiltà, può fermare l&#8217;ascesa di protestanti evangelici?</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Nel luglio 2013, nella Giornata Mondiale della Gioventù a Rio de Janeiro, possiamo aspettarci un fervore senza pari, forse il punto di partenza della riconquista cattolica dell’America Latina.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Contro la globalizzazione del liberalismo americano e la sua prominenza religiosa, la religione individualista, l&#8217;Islam cerca esso stesso di resistere, a volte assumendo forme radicali, sunnite o sciite.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">La forza dell’Islam è essa stessa una sfida per il cattolicesimo, la nostra terza grande sfida per la Chiesa cattolica nel XXI secolo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">In Medio Oriente in maggioranza islamizzato, come in Africa sub-sahariana sin nelle Finistères asiatiche del grande movimento di cristianizzazione iniziato nel XVI secolo dalle nazioni europee, il cattolicesimo minoritario regredisce sotto la doppia pressione di Stati musulmani e dei movimenti islamisti.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">I cristiani nel mondo arabo per primi (12 milioni su più di 300 milioni di arabi) subiscono un costante fenomeno di erosione fin dai primi anni del XX secolo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Per la Chiesa cattolica in particolare, la sfida è quella di salvaguardare quello che le missioni latine sono state in grado di &#8220;recuperare&#8221;, nei secoli passati, alcuni brandelli della cristianità.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Si tratta infatti di salvare i resti del cristianesimo nestoriano ricondotto a Roma nel XVI secolo sotto il lavoro missionario dei domenicani e francescani, che ora formano la comunità assiro-caldea in Iraq.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Un altro problema è la sorte dei discendenti di ortodossi postisi sotto l&#8217;autorità del Papa nel XVII secolo, gli arabi melchiti di Libano, Siria, Palestina, Iraq, che tanto hanno contribuito nel XIX secolo al movimento di Nahda (rinascita araba), alla formazione di un sentimento di arabismo distinto dall&#8217;Islam.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Ci si può interrogare ancora una volta sul futuro di giacobiti, copti e armeni, separatisi da Bisanzio nel V secolo (dopo il Concilio di Calcedonia) che le missioni latine riportarono nella Chiesa nel XVII secolo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Infine, salvare i settecentomila maroniti libanesi, uniti da sempre a Roma, di fronte alla sfida demografica sciita e alla radicalizzazione di parte dei sunniti.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Il crollo del Baathismo iracheno nel 2003 e l&#8217;indebolimento del Baathismo siriano nel 2012 sono due disastri successivi per i cristiani in Medio Oriente.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Iraq, che nel 1990 contava circa 1,2 milioni di cristiani ha conosciuto l’esodo di oltre 500.000 cristiani a partire dal 1991, la metà verso l’Occidente, il resto verso la Siria.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Lo shock del regime siriano provocato da ribelli prevalentemente islamici (sostenuti dalle monarchie sunnite della regione e dai paesi occidentali) ha causato un esodo di massa dei cristiani di Aleppo e Damasco in Libano, Canada e Stati Uniti.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Senza ridotta territoriale (a differenza delle minoranze alawite e druse), spesso accusate di sostenere il regime siriano contro la marea islamista sunnita, i cristiani di Siria sembrano suscitare poca preoccupazione ai governi occidentali che armano i ribelli siriani.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><br />
</span><span style="color: #000000;">La sorte dei cristiani arabi sarà la stessa degli assiro-caldei siriani di Turchia, quasi scomparsi?</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> Ne </span></span></span><span style="color: #000000;">restano circa 25.000 quando erano diverse centinaia di migliaia all&#8217;inizio del secolo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Lo Stato turco, pretesosi laico, chiude loro le porte dell&#8217;amministrazione, impedisce loro di mantenere le scuole, di restaurare, a maggior ragione di costruire chiese; una estinzione lenta nell&#8217;indifferenza generale dell&#8217;Unione europea.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Infine il caso di Gerusalemme, Palestina e Israele, non è forse il più rappresentativo del dramma vissuto da uniati e cattolici del Medio Oriente in diretta, in veste di ostaggi del conflitto tra nazionalismo arabo-musulmano e nazionalismo ebraico?</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">L&#8217;Islam mette Africa è in una situazione paradossale per quanto riguarda il posto del cattolicesimo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Da una parte il continente africano negli ultimi 100 anni è passato dall&#8217;1% dei cattolici al 16% (oltre 180 milioni di seguaci) e appare come una zona di forte crescita, cosa che spinse a dire Benedetto XVI al Sinodo Africa Munus 2009 che l’Africa è chiamata a contribuire alla nuova evangelizzazione nel mondo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">D&#8217;altra parte, per non parlare della Nigeria, dove la follia islamista si scatena contro i cristiani (cattolici o protestanti), l&#8217;Islam è in forte crescita nei paesi africani che sembravano acquisiti al cristianesimo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">&#8220;Grazie&#8221; all&#8217;intervento francese, la Costa d&#8217;Avorio ha ora un presidente musulmano, come chi arriva al potere nel Centro-Africa nel mese di marzo 2013 (in un paese dove i cristiani sono la maggioranza).</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">La caratteristica comune di queste situazioni è proprio quello in cui laddove la Chiesa cattolica ha lasciato il posto alla frammentazione cristiana (aumento del pentecostismo, di evangelici, la moltiplicazione delle chiese carismatiche), il letto dell’Islam è stato fatto.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Unite nel cattolicesimo i cristiani resistono all’Islam; frammentati, sono schiacciati dal rullo compressore sunnita.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Al tempo della colonizzazione, l&#8217;evangelizzazione cattolica era più facile per almeno tre motivi: 1 un sacerdote bianco ha avuto meno difficoltà a superare le divisioni etniche di un prete nero oggi, 2 /la potenza europea supportava il movimento di evangelizzazione e favoriva il riflusso delle influenze arabo-musulmane provenienti dal nord, mentre oggi le ex potenze coloniali trascurano il fattore religioso, quando non fanno semplicemente il gioco dell&#8217;Islam, 3 / Non esisteva il potente slancio del pentecostismo sostenuto dalla globalizzazione americana.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Contrariamente a quanto sostengono molti intellettuali europei occidentali (come il francese Gauchet) il &#8220;disincanto del mondo&#8221; non riguarda che l&#8217;Europa, non il resto del mondo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Al contrario, in questo nuovo mondo emergente (BRICS) della multipolarità, la religione sta diventando sempre più importante nelle relazioni internazionali.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Ancora una volta Benedetto è un precursore: ha a lungo sostenuto che non vi è alcuna &#8220;crisi di fede&#8221;, ma una &#8220;crisi della ragione occidentale.&#8221;</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Di qui il fatto che laddove le religioni hanno cercato di allinearsi con la modernità come una &#8220;religione della ragione&#8221; sono in crisi e quelle (Islam, Ebraismo ortodosso, fondamentalismo indù, protestanti evangelici), che hanno invece mantenuto un &#8220;soprannaturalismo reazionario&#8221; sono in espansione.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">Giovanni Paolo II e Benedetto XVI hanno rifiutato la modernizzazione del cattolicesimo e affermato al contrario la necessaria cattolicizzazione della modernità.Se Benedetto XVI ha reintegrato la stragrande maggioranza dei cattolici tradizionalisti nella famiglia cattolica, è proprio perché sapeva che molti dei giovani sacerdoti ordinati in Europa erano nella Tradizione.</span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;">Ma logicamente questa scelta ha comportato a questi papi volontari l’innesco di una grande campagna di disinformazione condotta dai servi di ciò che alla fine si potrà chiamare la dittatura globale del relativismo.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">In questa fase della disinformazione globale orchestrata da un esercito di iene ghignanti che entra, con un sorriso pieno di bontà, Papa Francesco.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">I suoi nemici non si fidino di loro.</span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;">I gesuiti hanno contribuito all&#8217;espansione geopolitica del cattolicesimo romano!</span></span></span></p>
<p align="RIGHT"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><b>Aymeric Chauprade</b></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><br />
</span><a href="http://translate.google.com/translate?hl=it&amp;prev=_t&amp;sl=fr&amp;tl=it&amp;u=http://blog.realpolitik.tv">blog.realpolitik.tv</a></span></span></p>
<p><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Photo credit: © Realpolitik.tv.</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Calibri,serif;"><span style="font-size: small;"> </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: small;">Soffitto di Palazzo Barberini, Roma verniciato.</span></span></span></span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/geopolitique-du-catholicisme-par-aymeric-chauprade/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Il metano ti dà una mano? (di P. Laporta)</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/il-metano-ti-da-una-mano-di-p-laporta?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=il-metano-ti-da-una-mano-di-p-laporta</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/il-metano-ti-da-una-mano-di-p-laporta#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 05:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14773</guid>
		<description><![CDATA[  17 maggio 2013 Mentre mi domando perché lungo le autostrade non vi siano distributori...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1></h1>
<div>  <a title="14:54" href="http://www.pierolaporta.it/il-metano-ti-da-una-mano/" rel="bookmark">17 maggio 2013 </a></div>
<p><strong><a title="Il metano ti dà una mano?" href="http://www.pierolaporta.it/wp-content/uploads/2013/05/metano.jpg" rel="lightbox[4976]"><img alt="metano" src="http://www.pierolaporta.it/wp-content/uploads/2013/05/metano-100x97.jpg" width="70" height="68" /></a>Mentre mi domando perché lungo le autostrade</strong> non vi siano distributori di metano, sovrabbondando invece le pompe francesi di benzina e gasolio,  <a href="http://www.pierolaporta.it/il-metano-ti-da-una-mano/#more-4976">Continua</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/il-metano-ti-da-una-mano-di-p-laporta/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>BEL SUOL D&#8217;ODIO E DI RANCORE</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/bel-suol-dodio-e-di-rancore?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=bel-suol-dodio-e-di-rancore</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/bel-suol-dodio-e-di-rancore#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 May 2013 08:05:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianni Petrosillo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14769</guid>
		<description><![CDATA[La democrazia in Libia qualcuno la invocò a suon di bombe ma non si vide...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La democrazia in Libia qualcuno la invocò a suon di bombe ma non si vide mai</strong>. Si vedono e si sentono, invece, gli effetti del caos portato in nome della civiltà democratica. La Libia era la quarta sponda della <strong>Penisola</strong> ed è diventata l’ultimo scacco, in ordine di tempo, alla nostra effimera politica estera. Come al solito ci abbiamo messo del nostro per affermare l’inesistenza del <strong>Belpaese</strong> sullo scacchiere mondiale, tra giravolte geopolitiche (Libia, Iran, Siria) e cedimenti reiterati della sovranità statale (Nato e Ue). Stranamente però più aumenta l’impotenza e più le nostre classi dirigenti sentono di averne guadagnato in credibilità internazionale. Beata sfrontatezza dei servi.</p>
<p><strong>L’ex leader della Jamaria libica Gheddafi era un despota sanguinario</strong>, perché iugulava i diritti degli individui e conculcava le libertà del popolo. Eppure, avevamo stretto con l’eccentrico dittatore del bel suol d’amore, oggi terra d&#8217;odio e di rancore, accordi di cooperazione politica e commerciale degni di rilievo. Era il nostro figlio di puttana e la cosa ci conveniva. Ma ai nostri partner atlantici non stava bene. C’eravamo arrogati grandezze che non ci competevano. Ed avevano ragione perché Roma non è Washington  e non vale nemmeno quanto Londra o Parigi. Alleati sì, ma senza esagerare. Evidentemente, i tagliatori di gole senza scrupoli che hanno scalzato le nostre controparti panafricane erano manigoldi più utili alla causa, soprattutto perché di lì a breve ci avrebbero estromesso dagli affari per far posto ai francesi, agli inglesi e agli americani. Sembra una delle nostre freddure  in cui l’italiano fa sempre bella figura ed, invece, i freddati della situazione siamo noi.</p>
<p>Tuttavia, anche i migliori doughnuts possono difettare nel buco, ed ecco la <strong>Casa Bianca</strong> chiederci aiuto logistico perché a Tripoli la situazione sta sfuggendo di mano. Dopo l’uccisione dell’agente segreto con licenza di felucheo, Chris Stevenson, che qualcuno nelle alte sfere gerarchiche statunitensi ha voluto sacrificare, forse per fare un dispetto ad <strong>Obama</strong> oppure per non metterlo in imbarazzo su fatti a noi pochi noti, è meglio non correre altri rischi.</p>
<p>Il bell’abbronzato, per via della faccia di bronzo, ci ha inviato il segretario di stato <strong>John Kerry</strong> a ricordarci che “in Libia ci sono ancora tantissime sfide e l’Italia può avere un ruolo cruciale per portare stabilità”. Ma non ci dica. Noi che siamo più codardi che smemorati, anziché rispedirlo al mittente senza tanti complimenti alla signora Michelle lo abbiamo accolto assicurandogli i riscontri necessari. Del resto, i sussulti di Sigonella sono lontani e da quando alla Farnesina è salita una tessera onoraria del <strong>Bilderberg</strong> è diventato tutto un fatto di convenevoli tra fratelli in grembiulino o aspiranti tali.</p>
<p>Perché agli Usa nessuno avanza un rifiuto anche se è a causa loro se adesso passiamo le giornate a leccarci le ferite ed a rimpiangere il Moro tinto della Tripolitania.</p>
<p>Nel frattempo 200 marines sono sbarcati in Sicilia, pronti ad intervenire in caso d’emergenza. L’isola è cosa loro sin dal 1943, con Cosa Nostra a supporto da illo tempore. E lo Stato a reggere il moccolo ai primi e alla seconda.</p>
<p>Si sono fatti ancora l’Italia e gli italiani. Ringraziamo i nostri governanti e gli americani.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/bel-suol-dodio-e-di-rancore/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>IL SOCIALISMO IMPOSSIBILE</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/il-socialismo-impossibile?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=il-socialismo-impossibile</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/il-socialismo-impossibile#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 17 May 2013 05:06:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianni Petrosillo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14767</guid>
		<description><![CDATA[Questo brano è un estratto di un articolo di prossima pubblicazione sulla Rivista Nomos. &#8230;Il...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Questo brano è un estratto di un articolo di prossima pubblicazione sulla Rivista Nomos.</strong></p>
<p>&#8230;Il socialismo, scientificamente e storicamente inteso, è un gradino intermedio verso la piena affermazione di un nuovo rapporto sociale (di tipo comunistico) emergente dal seno del capitalismo e dalle sue contraddizioni; ovvero, detto rapporto di ri-produzione sociale si sarebbe dovuto affermare nei fatti e negli eventi, e non per semplice volontà soggettiva, nelle viscere del capitalismo ormai maturo tramite la socializzazione delle forze produttive, cioè con la ricongiunzione progressiva delle potenze mentali e manuali della forza-lavoro salariata nel ciclo lavorativo proprio mentre le vecchie classi proprietarie, in via di restringimento per l&#8217;accelerato accentramento della ricchezza in poche mani (fase monopolistica intesa nella sua irreversibilità stadiale), al quale sarebbe corrisposto l&#8217;altrettanto inevitabile l&#8217;allargamento della base esecutiva (con tutto ciò che questo comportava in termini di concentrazione della spinta rivoluzionaria), si sarebbero distanziate dalla produzione reale per dedicarsi agli affari di borsa.</p>
<p>In queste condizioni di disparità numerica sarebbe stato facile ed indolore abbattere esse ed il loro Stato protettore.</p>
<p>Tale collettivizzazione spontanea, per effetto di una intrinseca dinamica capitalistica, portata fino alle sue estreme conseguenze, avrebbe reso l’involucro dei precedenti rapporti di produzione obsoleto ed inadeguato a contenere le forze produttive associate e finalmente consapevoli del loro ruolo centrale per il progresso umano.</p>
<p>Dall’evoluzione inevitabile di questi fattori sarebbe principiata l’espropriazione degli espropriatori (i capitalisti ormai rentierizzati), divenuti alieni alla produzione ed adusi unicamente ai giochi dell&#8217;alta finanza, la cui egemonia sulla collettività sarebbe discesa dal puro controllo dei corpi speciali dello Stato, posti a tutela della proprietà, ma non dall&#8217;amministrazione dei luoghi di lavoro in cui la ricchezza veniva effettivamente generata ed investita (la fabbrica).</p>
<p>Dunque, la proprietà si sarebbe divisa dalle potenze mentali (direzione) e manuali (esecuzione) del ciclo produttivo causando quella differenziazione duale tra il redditiere possessore delle condizioni di produzione attraverso la sua supremazia finanziaria e la forza lavoro complessiva (manuale e intellettuale, esecutiva e direttiva)  costituente l’<i>operaio combinato</i> o General Intellect preconizzato da Marx, il quale deteneva le abilità e i saperi, finalmente riuniti, nelle unità produttive.</p>
<p>Il socialismo del XXI secolo non è niente di tutto questo e nemmeno prende in considerazione tali elaborazioni marxiane (per quanto volentieri se ne richiami commettendo marchiani errori esegetici) mentre per fisionomia concettuale e perorazione idealistica assomiglia fin troppo alle dottrine prescientifiche dei filosofi utopisti del settecento e dell’ottocento. Si tratta, in sostanza, di un mito fondativo comunitario su basi psicologiche, moralistiche e, persino, religiose. Nulla di più distante da Marx e, purtroppo, anche dalla realtà. Nel prossimo paragrafo  lo vedremo  in dettaglio.</p>
<p>In passato abbiamo già assistito ai suddetti progetti d’ingegneria sociale tutti miseramente falliti. Et pour cause. Ma sono anche andati a rotoli, seppur più lentamente, gli esperimenti discendenti da autentici processi rivoluzionari (il socialismo reale), i quali, benché siano riusciti a determinare risultati storicamente rilevanti in termini di crescita della potenza nazionale, sono saltati proprio a causa del raddoppiamento ideologico con il quale avevano formalmente abolito il capitalismo senza riuscire ad attivare diversi e più congruenti rapporti sociali. La conseguenza fu che in questi contesti la proprietà privata dei mezzi produttivi divenne proprietà di Stato e di Partito e la socializzazione dei medesimi una collettivizzazione violenta e costrittiva. Poiché nel frattempo erano però stati repressi e soppressi gli elementi e gli istituti più dinamici del modo di produzione  capitalistico, come la concorrenza e l&#8217;iniziativa imprenditoriale,  ineluttabilmente si giunse alla stagnazione più nera e alla decisiva implosione di tutta l&#8217;impalcatura socialistica.</p>
<p>L’unico “esperimento” che ha resistito,  con successivi aggiustamenti di tiro, è stato quello cinese del socialismo di mercato, ossimoro fuorviante atto a celare rapporti capitalistici belli e buoni, pur se incanalati da gruppi spadroneggianti nel partito-stato, di cui quelli economici sono stati diretta emanazione, e che adesso vanno autonomizzandosi. Capitalismo dagli occhi a mandorla, a segnalarne la specificità, ma pur sempre capitalismo basato sui capisaldi dell’impresa e dello scambio nella sfera economica (in virtù dei quali hanno evitato la misera sorte dell’economia sovietica), mentre le differenze sostanziali coi nostri sistemi di libero mercato sono tutte nell&#8217;articolazione dirigista dei poteri e nella forma costituzionale, a partito unico, dove si accendono i conflitti tra i vertici apicali per il controllo degli organi direttivi di quella particolare formazione sociale&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/il-socialismo-impossibile/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA GUERRA CIVILE AMERICANA di GIANNI DUCHINI</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/la-guerra-civile-americana-di-gianni-duchini?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-guerra-civile-americana-di-gianni-duchini</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/la-guerra-civile-americana-di-gianni-duchini#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 May 2013 13:19:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianni Duchini</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14764</guid>
		<description><![CDATA[“La storia ci propone esempi di intere nazioni che sono state annientate perché non avevano...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>“La storia ci propone esempi di intere nazioni che sono state annientate perché non avevano compreso in tempo che dovevano assicurarsi l’indipendenza, economica e politica, attraverso la fondazione di una propria industria e la formazione di una potente classe di industriali e commercianti”(cfr. Federico List, Il Sistema Nazionale di Economia Politica, edizione Isedi 1972).</p>
<p>La nazione madre (l’Inghilterra) limitò molto le industrie delle colonie nordamericane in un modo talmente rigoroso che non veniva tollerata alcun genere industriale se non l’edilizia e le normali attività artigianali; tale monopolizzazione  fu una delle cause della rivoluzione americana (1776).</p>
<p>Durante le guerre della rivoluzione ebbero un notevole sviluppo fabbriche di ogni genere e nonostante le distruzioni della guerra aumentò il valore della terra e del salario degli operai. Con la costituzione degli Stati Uniti non fu possibile la costituzione di un sistema commerciale unitario e si avviò di conseguenza un nuovo ingresso ai prodotti inglesi; non riuscendo a controllare questa concorrenza, le giovane fabbriche americane, scomparirono più velocemente di quanto erano sorte.</p>
<p>Come effetto, tutti gli stati chiesero al congresso misure di protezione per l’industria interna e come conseguenza la prima tariffa americana (1789) ebbe benefici effetti sull’insieme del sistema industriale, ben presto annullati dalla scoperta di nuovi metodi di fabbricazione inglesi.</p>
<p>Il congresso americano aumentò a sua volta le tariffe doganali (1804) e riuscì a sopravvivere grazie, e soprattutto, alla provvidenziale  dichiarazione di guerra contro l’Inghilterra (1812), in conseguenza della quale le fabbriche americane, come ai tempi della guerra d’indipendenza, riuscirono non solo a soddisfare i bisogni del paese ma anche ad esportare. Costretto però da potenti interessi privati contrari a quelli degli industriali nel 1816 decise di diminuire notevolmente i dazi d’importazione che portarono nuovamente alla rovina le fabbriche americane. Solo nel 1828 si introdussero misure protettive nei confronti della concorrenza inglese che paralizzarono i suoi effetti.</p>
<p>Un destino inaspettato incrociò quello che andava maturando List con le aspettative dei promotori dell’industria locale della Pennsylvania (1827). Accadde che alcuni fabbricanti americani vennero duramente attaccati dai seguaci del “libero scambio” su una questione tariffaria. Interpellato dagli uomini più ragguardevoli dell’Unione, List sviluppò il suo sistema pubblicando su cinquanta quotidiani di provincia, editi dall’Associazione per il Progresso dell’Industria e distribuiti in migliaia di esemplari</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Guerra Civile Americana ebbe una portata storica e mondiale in quanto non fu un fatto solo americano ma la prima guerra “industriale” dell’età moderna i cui prodromi si allungarono tra i due conflitti europei dove naufragarono il mondo delle “nazioni”. (cfr. LA GUERRA CIVILE AMERICANA, di Raimondo Luraghi, ed.2013, Bur Rizzo)</p>
<p>Quello che determinò la rivoluzione industriale del nord fu la guerra  contro la Gran Bretagna che stimolò lo sviluppo manifatturiero diffuso prevalentemente nel Massachusetts nello stato di New York e della Pennsylvania.</p>
<p>La rivoluzione industriale del Nord favorì l’ascesa di intraprendenti imprenditori insieme agli operai salariati e con una crescita esponenziale del trasporto ferroviario che nel 1860  si estese per 50.000 km; la rivoluzione delle invenzioni coinvolse totalmente il nord, mettendo al palo l’intero Sud che rimase immobile vincolato alla sua arretrata forma di agricoltura e di lavoro coatto.</p>
<p>Un altro decisivo contributo per la nascente industria del Nord fu il crescente afflusso di immigrazione dall’Europa che assorbì un enorme massa di diseredati prodotta dalle gravi crisi dell’Europa. Ma la quantità stessa degli immigrati trascinò con sé un altro problema quello delle immense terre non ancora sfruttate dell’Ovest; e fu per questo che le masse popolari del Nord ed in particolare la “nuova agricoltura meccanizzata” del Medio Ovest vollero escludere gli eventuali emigranti del Sud con i loro schiavi. Questa era del resto la volontà del nuovo leader politico del Nord: Abraham Lincoln.</p>
<p>La vasta ed impetuosa immigrazione dall’Europa stava aumentando oltre misura la popolazione bianca del nord in rapporto a quella del Sud (18 milioni del Nord rispetto a 5 milioni di bianchi del Sud con circa 3,5 milioni di schiavi). Pressoché nessuno degli immigrati si dirigeva al Sud perché la via era sbarrata per la presenza della schiavitù. Così per lungo tempo gli stati meridionali avevano perso il proprio controllo alla Camera dei deputati, ma non al senato, dove conservavano un precario equilibrio.</p>
<p>Da ciò la pressione sudista perché le terre occidentali fossero aperte anche all’agricoltura a schiavi. Era l’unica via per riprendersi l’influenza politica, già avuta nel passato.</p>
<p>Il Sud si era reso conto che il sorgere nel Nord di un sistema industriale gli stava tagliando l’erba sotto i piedi. L’economia meridionale, dopo l’avvento in Inghilterra della rivoluzione industriale, aveva come unico sbocco il cotone, illudendosi che con il suo enorme smercio condizionasse l’economia inglese.</p>
<p>La protezione dei raccolti di cotone dalle intemperie era nelle mani di compagnie assicuratrici nordiste; la crescita e la collocazione del prodotto sui mercati erano finanziate mediante mutui da banche del Nord; tutto il processo di vendita, era nelle mani di compagnie finanziarie settentrionali. IL Sud rispetto al Nord era gravato da debiti per l’acquisto  di qualsiasi prodotto industriale.</p>
<p>Per converso in Europa l’Illuminismo e la Rivoluzione francese non erano passati invano; la gran parte dell’opinione pubblica occidentale considerava la schiavitù con ripugnanza da eliminare al più presto. Il governo ed il Parlamento britannico tra il 1838 ed il 1850 eliminò la schiavitù nelle colonie inglesi.</p>
<p>D’altronde la schiavitù nel Sud degli Stati Uniti era una “peculiare istituzione” su cui si reggeva la grande sovrastruttura di principi di vita e di etica di comportamenti; una “costruzione peculiare” basata su uno sfruttamento degli schiavi africani e capace tuttavia di influenzare profondamente la stessa civiltà sudista. Per più di mezzo secolo gli uomini del sud vissero in grande agiatezza e poterono appropriarsi di una raffinata cultura; la stessa Virginia  aveva dato i natali al Primo Presidente nella persona del grande George Washington.</p>
<p>Per ritornare al quesito del perché il Sud prese la decisione gravissima della secessione, nonostante Abramo Lincoln nella sua “piattaforma Elettorale” avesse offerto al Sud un Emendamento costituzionale che salvaguardasse la “peculiare istituzione (la schiavitù) <i>, ma solo là dove essa già esisteva”.</i> Era ovviamente una mossa strategica mirante ad offrire su un piatto d’argento l’abbandono del progetto strategico del Sud che voleva continuare ad essere il “cotoniere” degli inglesi.</p>
<p>Fu esattamente questa massa di cotonieri grandi, medi e piccoli che formarono la vera ondata emotiva e che travolse con sé quella parte moderata di aristocrazia che vedeva con una certa preoccupazione lo sprofondamento irreversibile in un conflitto armato; fu esattamente questa massa a formare il nerbo ferreo del Sud.</p>
<p>Del resto, nel tentativo di dare vita ad una Confederazione non si resero mai conto di quali forze del Nord andassero incontro. Nel Nord si era creata una autentica e reale “Rivoluzione Industriale” con nuove e moderne classi sociali costituito da imprenditori di tipo nuovo finora sconosciuto non appartenente alle vecchie classi borghesi inglesi che avevano la ferma aspirazione di trasformare gli Stati Uniti in un vasto mercato nazionale con una congerie di autonomie locali e di Stati a regimi sociali ed economici diversi; la “libertà di lavoro” del tutto incompatibile con l’esistenza del lavoro servile del Sud; in pratica la messa al bando di ogni forma di lavoro ”non libero”.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>maggio ’13</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/la-guerra-civile-americana-di-gianni-duchini/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Tormenti di El Rauco Mentina, Boldrini de Boldrinesque e Bokass(a)ini dei togati</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/tormenti-di-el-roco-mentina-boldrini-de-boldrinesque-e-bokassaini-dei-togati?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=tormenti-di-el-roco-mentina-boldrini-de-boldrinesque-e-bokassaini-dei-togati</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/tormenti-di-el-roco-mentina-boldrini-de-boldrinesque-e-bokassaini-dei-togati#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 May 2013 12:36:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Gianni Petrosillo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14756</guid>
		<description><![CDATA[1.Enrico Mentana è fuggito da twitter, a causa degli improperi rivoltigli da alcuni maleducati che...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h5><span style="font-size: large;">1.Enrico Mentana è fuggito da twitter, a causa degli improperi rivoltigli da alcuni maleducati che lo hanno preso di mira. Il suo posto è già stato preso da un clone virtuale che agirebbe sotto mentana spoglie. Si fa chiamare EL Rauco Mentina, non mente e dà notizie fresche. Nessuno sente più la mancanza di quello vero ed inizia a circolare la leggenda che il fake fosse quello di prima e non questo. Con il ritorno di Mitraglietta nel mondo vero (si fa per dire, visto che vive da anni in un tubo catodico) la realtà virtuale è salva, la realtà-realtà è di nuovo fottuta. </span><span style="font-size: large;"><br />
</span><span style="font-size: large;">2. Un altro povero internauta si è visto piombare la polizia a casa, dopo i rastrellamenti dei giorni passati. Anche in questo caso la pula era stata inviata dalla Presidente speciale di Montecitorio con licenza di uccidere l’ironia, per aver colpevolmente rilanciato il fotomontaggio delle sacre nudità istituzionali. Burlesque o Boldrinesque, tutti quelli che non rispettano il corpo femminile, soprattutto quello delle femminucce ipersensibili che si prendono troppo sul serio, finiranno braccati dagli agenti. Alla Camera o in stanza da letto siete tutti avvisati. Se non è frustino è manganello.</span><span style="font-size: large;"><br />
</span><span style="font-size: large;">3. Ilda Bokass(a)ini, nel processo Ruby, ha chiesto 6 anni di prigione e l’interdizione perpetua dai pubblici uffici per Berlusconi. Tutto per aver fatto la domanda sbagliata. Alle mignotte, in Italia, si deve prima domandare quanti anni hanno e poi quant’è. La legalità precede la praticità. Tuttavia, B. nega di aver mai avuto rapporti sessuali con quella giovane esuberante e la stessa, che dovrebbe essere la parte lesa, smentisce furiosamente il pubblico ministero. Allora, perché tanto accanimento? Semplice, le perversioni sono di tutti, senza distinzioni professionali, di sesso, razza o età. Ci sono miliardari che godono a veder sfilare le donne vestite da ufficiali nazisti e togati che raggiungono l’orgasmo mettendo le manette ai miliardari maschilisti. Sarebbero questioni riservate che al Paese non dovrebbero punto riguardare. Ma da quando la Repubblica è diventata un bordello, con la politica ricattabile da tutti gli altri poteri, non si capisce più dov’è il limite tra vizi privati e penitenze pubbliche. Che cosa abbiamo fatto di male per meritarci questo? </span><span style="font-size: large;"><br />
</span><span style="font-size: large;">4.L’unico stupro accertato, sul quale nessuno s’azzarda ad intervenire, per correità o guardonismo prolungato, è quello della nazione da parte del Palazzo. Vent’anni di furbizie e puttaneggiamenti sono un tempo limite per far perdere la pazienza anche ai più rassegnati. Come gli italiani, Ormai ci siamo e nessuno potrà più nascondersi dietro uno pisconano. Le larghe intese hanno almeno il pregio di aver allargato il bersaglio. Da destra a sinistra, ovunque si miri, si farà centro.</span></h5>
<h5 data-ft="{&quot;type&quot;:1,&quot;tn&quot;:&quot;K&quot;}"><strong> </strong></h5>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/tormenti-di-el-roco-mentina-boldrini-de-boldrinesque-e-bokassaini-dei-togati/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Roma, 13 Maggio 2013, Beata Maria Vergine di Fatima (di P. Laporta)</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/roma-13-maggio-2013-beata-maria-vergine-di-fatima?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=roma-13-maggio-2013-beata-maria-vergine-di-fatima</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/roma-13-maggio-2013-beata-maria-vergine-di-fatima#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 09:45:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14751</guid>
		<description><![CDATA[  Caro Alì, sono lieto di saperla in vita e in  buona salute, nonostante i...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Caro Alì,</strong></p>
<p><strong>sono lieto di saperla in vita e in  buona salute</strong>, nonostante i Suoi trascorsi. <a href="http://www.pierolaporta.it/e-pistola-3/" target="_blank">Continua</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/roma-13-maggio-2013-beata-maria-vergine-di-fatima/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>SFOGLIANDO I GIORNALI di M. Tozzato</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/sfogliando-i-giornali-di-m-tozzato?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sfogliando-i-giornali-di-m-tozzato</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/sfogliando-i-giornali-di-m-tozzato#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:16:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>MauroTozzato</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14748</guid>
		<description><![CDATA[In un articolo del 07.05.2013, sul Sole 24 ore, Francesco Sisci riassume in maniera apparentemente...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center">
<p>In un articolo del 07.05.2013, sul Sole 24 ore, Francesco Sisci riassume in maniera apparentemente adeguata l’attuale strategia della Cina in rapporto alla configurazione dell’iniziativa geopolitica asiatica e americana. Secondo il giornalista l’atteggiamento Usa in politica estera si è veramente spostato in direzione dell’area dell’oceano Pacifico, stimolando in questo modo il gigante asiatico, guidato dal nuovo leader Xi Jinping &#8211; che ha cumulato tutte le cariche importanti del paese nella sua persona (Segretario generale e capo della Commissione militare del PCC, Presidente della RPC e della Commissione militare statale e infine primo ministro) – a tentare di intervenire in zone solitamente lontane dalla sua area d’influenza. Secondo l’autore dell’articolo, negli Stati Uniti degli ultimi due decenni, sta prendendo piede la convinzione che  il gas [ottenuto] da argille (shale gas), possa soddisfare largamente il fabbisogno energetico mondiale nei prossimi decenni, rimpiazzando le riserve convenzionali di gas in via di esaurimento. Il gas ricavato da rocce scistose (argilla compressa) si sta rivelando talmente abbondante che gli Usa si preparano a diventarne addirittura esportatori. Una visione economicistica delle relazioni internazionali porta Sisci a concludere che il Medio Oriente pur rimanendo un problema geostrategico fondamentale &#8211; legato al rapporto speciale che unisce gli Usa a Israele – lo è meno di prima per gli statunitensi, a causa della minore dipendenza americana dalle forniture energetiche di quell’area. Meno avanzata tecnologicamente, la Cina, sarebbe destinata, invece, ad aumentare la dipendenza energetica dall’area mediorientale nei prossimi anni, con la necessità di intensificare la sua azione politico-strategica in quella regione. Scrive perciò il giornalista:</p>
<p><i>&lt;&lt;La Cina ha deciso di entrare politicamente in Medio Oriente ospitando in questi giorni per la prima volta a Pechino un vertice tra israeliani e palestinesi. […]Con la Turchia c&#8217;è una antica frizione per l&#8217;appoggio di Ankara alla causa indipendentista degli uiguri della regione occidentale cinese del Xinjiang. Con l&#8217;Iran invece i rapporti una volta caldi, si stanno man mano intiepidendo. Ciò per venire incontro alle pressioni americane ma anche per tenere presente la crescita dei rapporti con l&#8217;Arabia Saudita, rivale regionale dell&#8217;Iran. Infine, proprio intorno a Teheran si muovono trame delicate che portano anche in Israele&gt;&gt;.</i></p>
<p>L’atteggiamento cinese non pare, però, almeno apparentemente, privo di ambiguità: a metà mese il governo Netanyahu firmerà la costituzione di un fondo di investimenti comune sino-israeliano sulle tecnologie verdi da impiegare in    Cina    per il    risparmio    energetico;  ma nello stesso tempo la RPC non disdegna di contrattare anche con i palestinesi, anche se prevalentemente con i settori filo americani come il miliardario e filantropo palestinese Munib Masri. E’ comunque chiaro che questi tentativi di penetrazione cinese nell’area nord-africana e medio-orientale non possono non avvenire che attraverso un rapporto di dialogo e trattative con la superpotenza Usa vista la complessità della situazione nell’area. Così si esprime infatti Sisci:</p>
<p><i>&lt;&lt;La Libia si è polverizzata nelle lotte fra fazioni tribali. La Siria è un cancro che si sta allargando ovunque. L&#8217;Iraq è ben lungi dall&#8217;essere un paese normale, mentre la più grande polveriera della regione, l&#8217;Egitto, traballa; […] [e] se tutto frana in Medio oriente, bisogna puntare sull&#8217;ancora di stabilità Israele&gt;&gt;.</i></p>
<p>Questo significa &#8211; anche se la tattica obamiana prevede un appoggio a Israele più sfumato e apparentemente meno diretto – ancora una volta fare affidamento su rapporti di non belligeranza e di consultazioni bilaterali con gli Usa. In conclusione l’articolo,  oltre a caratterizzarsi per l’eccesso di economicismo, propone un panorama della politica estera cinese decisamente incompleto: i rapporti con la Russia rimangono, infatti, sempre molto importanti, soprattutto per quanto riguarda l’appoggio ad Assad in quel nodo cruciale che è la guerra “civile” in Siria; l’instabilità del Medio Oriente si riallaccia alla lotta tra Usa e Russia per l’egemonia sugli stati ex-Urss; l’area indo-pakistana è un fuoco sotto le ceneri che minaccia di incendiarsi da un momento all’altro. La situazione è molto più complessa, quindi, di quella delineata nell’articolo con l’ovvia considerazione finale che per la Cina rimane di importanza vitale contenere la penetrazione Usa e giapponese nel Pacifico e nell’estremo oriente.</p>
<p align="center">****</p>
<p>Sempre sul Sole 24 ore (05.05.2013) l’economista Jean Pisani-Ferry riprende la tematica del debito pubblico e dell’austerità partendo dal saggio degli economisti Carmen Reinhart e Kenneth Rogoff: <i>Growth in a Time of Debt</i>(2010), in cui essi sostenevano la tesi</p>
<p><i>&lt;&lt;che il debito pubblico comincia ad avere effetti negativi sulla crescita economica quando raggiunge la soglia del 90% del Pil&gt;&gt;</i>.</p>
<p>Il saggio non risultava, a quanto dicono gli addetti ai lavori, di particolare rilevanza teorica ma come era prevedibile fu molto dibattuto per le sue implicazioni politiche. Ad ogni modo come ricorda Pisani-Ferry:</p>
<p><i>&lt;&lt;Prima del saggio di Reinhart e Rogoff, le tesi in favore della necessità di risanare i conti pubblici erano basate principalmente sui timori per la sostenibilità del debito pubblico. Il dubbio era se uno Stato sovrano sarebbe stato in grado di rifondere il suo debito, date certe condizioni economiche e finanziarie e date tendenze di lungo periodo come l&#8217;invecchiamento della popolazione e le incertezze sugli orientamenti futuri della politica economica&gt;&gt;.</i></p>
<p>Effettivamente all&#8217;inizio del 2010, quando venne pubblicato il saggio <i>Growth in a Time of Debt</i> l&#8217;economia globale stava appena emergendo dalla prima fase, iniziata nel 2008, della recessione più grave del dopoguerra. Secondo Pisani-Ferry, gli aiuti che vennero portati soprattutto agli istituti bancari, sono da equiparare ad un piano di stimoli globale in stile keynesiano; in questa maniera pareva si fosse  evitato il peggio e l&#8217;interrogativo di politica economica più pressante del momento era se fosse necessario continuare a sostenere l&#8217;economia o fosse invece arrivato il momento di cominciare a rimettere in ordine i conti pubblici. Ai neokeynesiani si opponevano i sostenitori delle misure di austerità necessarie per impedire che il debito alle stelle facesse collassare le finanze degli stati. Così il saggio</p>
<p><i>&lt;&lt;di Reinhart e Rogoff sembrava offrire l&#8217;argomento perfetto per i fautori del risanamento rapido, e questo è il motivo per cui è stato tanto citato nei dibattiti sulle politiche economiche. L&#8217;austerità, secondo queste persone, era necessaria per arrestare l&#8217;aumento del rapporto debito/Pil e salvaguardare la crescita a lungo termine&gt;&gt;. </i></p>
<p>I risultati delle politiche economiche europee, però, hanno dimostrato che i dati e i calcoli fatti  non erano affidabili e a questo punto avendo promesso che un rapido risanamento dei conti pubblici avrebbe portato benefici per la crescita, mentre invece ha prodotto recessione, l&#8217;Unione Europea ha deluso i suoi cittadini. Il logoramento delle politiche di austerity sta lasciando il segno e i Governi rischiano di perdere consenso se insistono nei loro sforzi di risanamento. Pisani-Ferry a questo punto imposta un discorso di “buon senso”, almeno apparente:</p>
<p><i>&lt;&lt;Il pericolo è che il discredito che è caduto sui sostenitori di un&#8217;austerità affrettata possa andare a detrimento dei fautori della responsabilità di bilancio nel lungo periodo. Se così fosse, i mercati finanziari potrebbero giungere alla conclusione che la sostenibilità del debito pubblico è seriamente a rischio, e questa percezione potrebbe avere effetti fortemente negativi sulle condizioni di finanziamento, con il risultato finale di un rallentamento della crescita&gt;&gt;.</i></p>
<p>In questo gioco delle parti, ovviamente i neokeynesiani avrebbero molto da obiettare e poi esiste anche un fronte in cui si ritrovano monetaristi e keynesiani contro un nemico comune, esiziale per  l’ economia <i>reale</i> : la deflazione. Ed infatti <strong>per contrastare</strong> il rischio di deflazione, le banche centrali degli Usa e del Giappone  cercano di pompare più liquidità (moneta) nel sistema. Purtroppo il canale tradizionale per farlo (ovvero il sistema bancario) è fortemente “danneggiato”. Per questo Ben Bernanke si è dovuto inventare nuove tecniche, tra cui il famigerato <i>quantitative easing</i>. Il nome curioso nasconde la semplicità dell&#8217;idea: la banca centrale stampa moneta con cui compra titoli pubblici. In questo modo ottiene due obiettivi: aumenta la liquidità del sistema e riduce i tassi di interesse a lungo termine. Ai non addetti ai lavori questa manovra può sembrare folle, simile al finanziamento con moneta del deficit pubblico che in molti paesi portò l&#8217;inflazione a livelli molto alti. In realtà, esiste una grossa differenza. La moneta emessa per finanziare il deficit non può essere facilmente ritirata dal sistema. Al contrario, se la moneta è emessa per comprare titoli, la banca centrale può ridurre la massa monetaria rivendendo i titoli che ha acquistato. Per questo la prima manovra genera necessariamente inflazione &#8211; a meno che in quel determinato paese questa liquidità non metta in attività risorse di capitale e lavoro inutilizzate &#8211; mentre la seconda no. Ovviamente questa differenza sussiste solo nella misura in cui lo Stato sovrano non faccia default. Qualora i titoli pubblici non valessero più nulla, le due operazioni avrebbero esattamente lo stesso effetto. Ho parlato troppo di tematiche economiche in questo post ? Sicuramente. Ma La Grassa e gli altri collaboratori del blog hanno più volte, in maniera esaustiva, spiegato e dimostrato come  il momento decisivo sia quello della politica, delle strategie politiche del conflitto per la supremazia. E comunque avremo modo di riparlarne.</p>
<p>Mauro  T.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i> </i></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/sfogliando-i-giornali-di-m-tozzato/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le esercitazioni a sorpresa della Russia</title>
		<link>http://www.conflittiestrategie.it/le-esercitazioni-a-sorpresa-della-russia?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-esercitazioni-a-sorpresa-della-russia</link>
		<comments>http://www.conflittiestrategie.it/le-esercitazioni-a-sorpresa-della-russia#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 May 2013 05:42:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.conflittiestrategie.it/?p=14740</guid>
		<description><![CDATA[&#160; [Traduzione di Francesco D’Eugenio da: Russia's Surprise War Games &#124; Stratfor] Il Presidente Russo...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>[Traduzione di Francesco D’Eugenio da: <a href="http://www.stratfor.com/geopolitical-diary/russias-surprise-war-games#ixzz2PnsGd6S0">Russia's Surprise War Games | Stratfor</a>]</p>
<p>Il Presidente Russo Vladimir Putin ha ordinato una serie massiccia di esercitazioni militari navali a sorpresa nel Mar Nero giovedì, la seconda volta in 20 anni che la Russia conduce esercitazioni a sorpresa. Putin ha ordinato la fulminea esercitazione prima di imbarcarsi sul suo aereo di ritorno a Mosca dal Sud Africa. L’ordine è stato consegnato per lettera alle 4 di notte al Ministro della Difesa Russo Sergei Shoigu, che a sua volta ha allertato i 7000 soldati russi di stanza in Crimea, Ucraina, per farli accorrere alle esercitazioni. Secondo i rapporti, queste truppe sono impegnate in operazioni con centinaia di veicoli corazzati, dozzine di caccia ed elicotteri e circa 30 navi da guerra.</p>
<p>Che l’addestramento debba essere il più vicino possibile ai combattimenti reali è uno degli assiomi dell’arte militare, per facilitare la pratica di ciò che ai militari verrà effettivamente richiesto di fare in combattimento. Questa pratica realistica richiederebbe in teoria che i diversi attori si coordinassero agendo senza intoppi. Idealmente, ciò renderebbe le forze armate più efficaci in guerra. I militari fanno questa pratica regolarmente mediante vaste esercitazioni che coinvolgono diversi rami, livelli di comando e armamenti.</p>
<p>Ma non tutte le esercitazioni sono uguali. Quanto più grandi, estemporanee e complesse sono le esercitazioni, tanto più pericolose, potenzialmente imbarazzanti e costose esse diventano. Esse producono anche usura e danni all’equipaggiamento e possono fornire preziose informazioni all’intelligence dei potenziali nemici. Pertanto, molti paesi ne limitano il realismo. Ciò può essere fatto in molti modi, ma il più usato consiste nel pianificarle con mesi o anni di anticipo. Ciò facendo si possono programmare e provare i ruoli, che significa trasformare una vera e propria esercitazione militare in una performance. Si possono fare dei compromessi tra il realismo e i potenziali svantaggi associati con la pratica delle capacità effettive.</p>
<p>La decisione russa di iniziare esercitazioni lampo &#8212; come sono state quelle per la Flotta del Mar Nero giovedì e quelle di febbraio che hanno interessato le forze di terra del Caucaso &#8212; dimostra una rinnovata serietà nella prontezza delle forze armate. Uno stato si impegna in tali esercizi pubblici e su tale scale per due sole ragioni. Prima, perché intende migliorare seriamente la qualità delle sue forze ai fini del combattimento, e seconda, perché prevede una minaccia. Entrambe sono relativamente vere per la Russia oggi.</p>
<p>La Russia sta intraprendendo una considerevole ristrutturazione e riarmo delle sue forze armate. Nei mesi scorsi, il Ministro della Difesa Russo ha effettuato una serie di ispezioni, evidenziando situazioni terribili, dall’addestramento inadeguato ai ricambi guasti. Per esempio, è stato riportato che due terzi delle navi componenti la flotta del Mar Nero non sarà adatta al servizio prima del 2015, perché la maggior parte ha più di trent’anni. <a href="http://www.stratfor.com/analysis/future-russias-military-part-3">La Russia comincerà a rimpiazzare navi ed altro equipaggiamento</a> nel 2013, ma Putin è andato oltre ed ha ordinato un “urgente” <a href="http://www.stratfor.com/analysis/future-russias-military-part-4">miglioramento della qualità delle forze armate</a>, che ha innescato le prime esercitazioni a sorpresa nel Caucaso russo. La Russia comprende bene che il suo esercito non verrà reso efficace semplicemente rimpiazzandone l’equipaggiamento; sa bene che deve incrementare il realismo del suo addestramento per un miglioramento qualitativo. La seconda ragione per cui uno stato intraprende esercitazioni a sorpresa è che <a href="http://www.stratfor.com/analysis/future-russias-military-part-2">prevede una minaccia imminente</a>, ragion per cui l’ubicazione all’interno della Russia di queste due esercitazioni fuori programma è importante. La prima si è tenuta nel Caucaso, e la seconda appena più a ovest, nel Mar Nero. Questa regione è una delle più sensibili, instabili e vulnerabili della Russia. Il Caucaso russo continua ad essere instabile anche se la guerra in Cecenia è finita. La regione ospiterà anche le delegazioni mondiali alle Olimpiadi di Sochi del 2014 tra appena 10 mesi.</p>
<p>Il Caucaso russo ed il Mar Nero lambiscono inoltre la Georgia, contro la quale la Russia è entrata in <a href="http://www.stratfor.com/weekly/real_world_order">guerra nel 2008</a>. <a href="http://www.stratfor.com/analysis/black-sea-net-assessment">Il Mar Nero</a> è l’unico porto in acque temperate della Russia, ciò che lo rende altamente strategico. E’ anche aperto a una serie di attori, tra cui la Turchia, i membri NATO Romania e Bulgaria, e l’Ucraina, coinvolti in una serie di dispute con la Russia. La Russia non vede la guerra come imminente con nessuno di questi paesi, tuttavia non esclude una crescente competizione con essi.</p>
<p>In definitiva, il fatto che la Russia abbia intrapreso queste esercitazioni pubbliche potenzialmente pericolose o umilianti dimostra un cambiamento nel pensiero di Mosca. Il Cremlino intende migliorare seriamente la qualità delle sue forze armate sia dal punto di vista funzionale che da quello concreto. Sta cominciando dalla sua regione geografica più sensibile, sebbene il Cremlino abbia suggerito che questo è solo l’inizio di una nuova serie di esercitazioni per tutto l’apparato militare. Tenere queste esercitazioni a sorpresa non risolverà tutti i problemi della Russia. Il settore militare russo soffre infatti di <a href="http://www.stratfor.com/analysis/future-russias-military-part-5">problemi profondamente radicati</a> nel declino demografico, nella corruzione massiccia, nella competenza e nelle capacità del settore militare-industriale ed altre. Questa è solo una componente tra tanti miglioramenti che devono aver luogo.</p>
<p>Queste esercitazioni non potranno passare sotto silenzio nella regione. Poiché la Russia ha finora limitato il numero delle truppe che vi hanno preso parte, essa non ha dovuto avvertire i suoi vicini. Il governo ucraino però ha già chiesto delle spiegazioni al Ministro degli Esteri Russo. I ministri dovrebbero comunicare telefonicamente entro venerdì. Anche la Turchia avrà notato le esercitazioni, in particolare perché ha un contenzioso con la Russia (il cui ultimo sviluppo risale alla guerra Russia-Georgia del 2008) sul diritto di usare il Mar Nero per scopi militari. Il messaggio che la Russia consegna alla regione con queste esercitazioni è che essa è disposta ad andare incontro a tali rischi per preparare i suoi militari per il futuro.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.conflittiestrategie.it/le-esercitazioni-a-sorpresa-della-russia/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>8</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
